Lubango — La réalisation du premier recensement animalier du parc national de Bicuar, dans la province de Huíla, est conditionnée par la disponibilité de quatre millions de dollars américains.
Cette somme est destinée à l'acquisition de radios de communication, de gilets pare-balles, de lampes tactiques, d'uniformes pour les gardes forestiers, de GPS portables, ainsi que d'ordinateurs et de logiciels de gestion environnementale, d'imprimantes, de fournitures de bureau, d'équipements d'énergie solaire pour les zones reculées et au renforcement des ressources techniques afin d'assurer une gestion efficace de l'aire protégée.
Le parc national de Bicuar, d'une superficie de 7 900 kilomètres carrés, est un site du patrimoine national préservé, dont la faune est en expansion, selon son administration.
D'après l'administrateur du parc, José Maria Kandungu, le recensement nécessitera l'utilisation d'hélicoptères, de drones de surveillance et de suivi, ainsi que d'équipements de communication permettant de suivre les animaux depuis les airs.
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Concernant l'état actuel des infrastructures, l'écologiste l'a jugé « satisfaisant », malgré le manque d'investissements stratégiques pour consolider le suivi de la faune sauvage et développer son potentiel touristique.
Il a précisé que le parc abrite d'importants troupeaux d'animaux qui se reproduisent normalement, le braconnage ayant été éradiqué. Afin de rééquilibrer l'écosystème, quatre lions (un mâle et trois femelles) ont été introduits il y a deux ans, un nombre porté à sept cette année.
Il a souligné que la présence des lions commence à être acceptée par les communautés environnantes, malgré quelques pertes enregistrées par les éleveurs, notamment des pertes de bétail.
Quant au braconnage, il a indiqué qu'aucun cas n'a été recensé depuis plus de quatre ans, tout en soulignant la nécessité d'une vigilance accrue aux alentours du parc, où l'on trouve encore des pièges destinés aux petits animaux.
L'interviewé a souligné que le manque de données statistiques précises sur le nombre d'animaux est dû à un manque de ressources pour réaliser le recensement, un processus qui exige un investissement important.
Concernant la coexistence avec les communautés locales, José Kandungu a mis en avant les progrès accomplis grâce aux conférences de sensibilisation, qui ont permis une meilleure compréhension des règles de conservation et une participation active de la population à la défense du Parc.
Dans le secteur du tourisme, il a précisé que cet aspect ne relève pas directement de la responsabilité de la direction du Parc, tout en lançant un appel aux investisseurs pour susciter leur intérêt dans ce domaine. Il a toutefois estimé que le secteur était « sûr et ouvert » aux entrepreneurs intéressés par l'investissement dans l'écotourisme.
Des espèces telles que le zèbre, le gnou, l'autruche, l'impala et le buffle sont techniquement éteintes dans le Parc, et une autorisation pour leur réintroduction a déjà été demandée au ministère compétent. Ce processus pourrait être facilité par le transfert d'animaux provenant d'autres aires protégées du pays.