Quarante-huit heures après le discours attendu de Donald Trump au forum de Davos en Suisse, une vidéo du président américain critiquant son homologue congolais, Félix Tshisekedi, circule sur les réseaux sociaux. Il s'agit en réalité d'un énième hypertrucage généré par intelligence artificielle, destiné à critiquer le pouvoir en place à Kinshasa.
C'est un auditeur qui a lancé l'alerte. À en croire une vidéo mensongère diffusée sur les réseaux sociaux ces dernières heures, Donald Trump aurait longuement parlé de la situation politique et sociale en République démcoratique du Congo lors de son discours à Davos, ce mercredi 21 janvier. Durant près de deux minutes, on pense l'entendre, à tort, critiquer la gouvernance de Félix Tshisekedi, et appeler à une mobilisation citoyenne en RDC.
Vérification faite, cette vidéo est un deepfake, un hypertrucage généré par intelligence artificielle. Dans les faits, le président américain n'a jamais prononcé les mots qui lui sont attribués. Grâce à une recherche par image inversée (voir ici comment faire), et aux bandeaux textuels apposés sur les images, nous avons retrouvé la vidéo originale. Elle a été publiée par le média français BFM TV, sur leur chaîne YouTube, le 21 janvier 2026. À aucun moment Donald Trump ne parle de Felix Tshisekedi.
La retranscription du discours de Donald Trump sur le site internet du Forum de Davos le confirme. Il n'a pas été question de la République Démocratique du Congo dans cette allocution.
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Deepfake en série
Ce n'est pas la première fois qu'un deepfake d'une personnalité politique occidentale critiquant Felix Tshisekedi circule en RDC. Des propos similaires ont été mis dans la bouche de la cheffe de file du Rassemblement National, Marine Le Pen, ou encore du président du parti politique français, Reconquête, Eric Zemmour.
Ces fausses informations sont d'abord diffusées par un compte TikTok, habitué à désinformer autour de la situation politique en RDC à l'aide de deepfake. Ces vidéos mensongères sont ensuite reprises sur les autres réseaux sociaux et sur WhatsApp. Ces hypertrucages cumulent ainsi régulièrement des millions de vues.