Alors que la saison cyclonique débute dans l'océan Indien, le sud-ouest de Madagascar a été frappé mercredi 21 janvier par le cyclone Ewetse, un phénomène rare pour cette région aride du pays. Il n'y a pas de pertes humaines signalées, mais des infrastructures fragilisées par les pluies. Plus d'un million d'habitants, dépendants de l'agriculture et de l'élevage, ont dû faire face à des vents et pluies intenses. Un signal d'alerte pour le pays alors que la saison cyclonique se poursuit jusqu'en avril prochain.
Des pluies diluviennes et des vents allant jusqu'à 105 km/h, selon les services météorologiques. Le cyclone Ewetse, désormais dissipé, a provoqué des niveaux de précipitations inhabituels dans le sud-ouest de Madagascar, région connue pour être aride.
Il s'agit d'une surprise pour Lovndrainy Andremanasaola, prévisionniste météorologique : « Pour une région sèche comme Androy, avoir 100 millimètres de pluie en 24 heures, cela accroît fortement le risque d'inondation et de problèmes d'infrastructures qui ne sont pas conçues pour ce type de phénomène ».
« Le passage d'un cyclone est l'occasion d'avoir un peu de pluie »
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Cet épisode, bien que présentant des avantages pour l'agriculture locale, demande à rester vigilants, selon Haja Andriamitantsoa, directeur opérationnel du bureau national de gestion des risques et catastrophes.
« Parfois, ce genre de phénomène est même considéré comme une forme de bénédiction pour les agriculteurs. Du fait que, comme c'est une zone aride, le passage d'un cyclone est l'occasion d'avoir un peu de pluie, qui aide beaucoup dans l'agriculture. On a déjà mis en place des zones de prépositionnement pour éviter qu'il y ait une forme de surprise, s'il y a une survenance du phénomène », précise Haja Andriamitantsoa.
Selon la Banque mondiale, Madagascar subit en moyenne 3 à 4 phénomènes extrêmes par an, et près d'un quart de sa population vit dans des zones exposées à ces risques.