Depuis le retrait de l'AFC/M23, le 17 janvier, la ville d'Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a connu deux jours de pillages, avant le déploiement progressif de l'armée congolaise. Ce vendredi 23 janvier, les responsables civils reviennent. Le maire intérimaire d'Uvira est rentré, ce jeudi 22 janvier, depuis Bujumbura.
Le maire intérimaire, Kifara Kiki, est arrivé dans la ville avec une dizaine de personnes. Dès son arrivée, il est passé à la radio locale. Pendant près de cinquante minutes d'émission, il a annoncé le retour progressif de l'autorité gouvernementale et tenté de rassurer la population.
Le maire intérimaire a ensuite parcouru la ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) pour constater les dégâts laissés par les scènes de pillage et la mise à sac de plusieurs bâtiments. Son propre bureau a été pillé. Sa maison également a été mise à sac.
Bureau de l'état civil détruit
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Le bureau de l'état civil a été détruit. Presque toutes les archives civiles ont disparu. La prison a aussi été pillée. Dans ce contexte, les banques restent fermées, tout comme la frontière avec le Burundi.
Kifara Kiki s'est également rendu auprès de certaines familles sinistrées, notamment au sein de la communauté banyamulenge. Certaines d'entre elles s'étaient déplacées par crainte pour leur sécurité, redoutant des actes de représailles de la part de Wazalendo, accusés par certains d'avoir soutenu l'AFC/M23 lorsque ce groupe contrôlait Uvira.
Au port d'Uvira, les bateaux accostent à nouveau. À ce stade, il s'agit essentiellement d'embarcations transportant des forces de sécurité venues renforcer la présence de l'autorité de l'État. Aujourd'hui, dans la ville, la vie reprend petit à petit et les marchés fonctionnent à nouveau normalement. Le gouverneur de la province, Jean-Jacques Purusi, est arrivé aujourd'hui à Uvira. Il a annoncé l'ouverture prochaine de la frontière avec le Burundi.