Sénégal: Souveraineté sanitaire - Un médecin propose de bâtir un système centré sur le patient, le prestataire et le territoire

Dakar — Le Sénégal doit travailler à bâtir un système sanitaire non seulement résilient mais aussi centré sur le patient, le prestataire et le territoire, afin d'asseoir une souveraineté sanitaire, a soutenu le président du Syndicat des médecins privés du Sénégal (SYMEPS), docteur Abdou Kane Diop.

"Nous avons l'obligation de bâtir un système pas seulement résilient, mais insubmersible, indestructible, centré, certes sur le patient, mais aussi sur le prestataire et sur le territoire", a-t-il déclaré.

Il prenait part au premier congrès de la médecine privée du Sénégal, jeudi, à Dakar, sur le thème "Souveraineté sanitaire : stratégie et modèle pour le secteur privé médical".

Selon le praticien, "il est plus qu'urgent", dans le secteur de la santé, de travailler à asseoir cette souveraineté.

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"Nous devons comprendre que la souveraineté sanitaire ne pourra être atteinte sans le développement du secteur privé sanitaire, et sans sa totale inclusion quasi fusionnelle avec le secteur public", a soutenu Abdou Kane Diop.

L'objectif est de "permettre au paysan de Fongolimbi (localité de Kédougou à la frontière avec le Mali), à l'éleveur nomade du Ferlo (Nord), au pêcheur de Guet Ndar, au fonctionnaire de Ndiaganiao, au marchand ambulant de Petersen, d'avoir le même niveau de soins", a-t-il indiqué.

La souveraineté sanitaire, a-t-il insisté, implique le développement endogène, donc le capital humain, la formation, les ressources humaines de qualité, mais aussi la mise à disposition d'outils de travail performants dans un environnement de travail propice.

Selon le président du Syndicat des médecins privés du Sénégal, "le secteur privé sanitaire contribue à hauteur de 45% à l'offre de soins et emploie plus de 35 000 personnes", sans compter qu'il a toujours été à "l'avant-garde des innovations technologiques médicales au Sénégal".

Considérant le secteur privé comme un "acteur sanitaire, social et économique", le SYMEPS attend de ce congrès qu'il soit une occasion de se pencher "en profondeur" sur les différentes problématiques auxquelles les acteurs concernés se trouvent confrontés, dont l'autofinancement et le cadre statutaire.

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