Depuis plusieurs semaines, il est difficile de savoir qui gère actuellement la province du Haut-Lomami entre le gouverneur, le vice-gouverneur et le ministre des Infrastructures qui assure l'intérim du gouverneur. Le ministre des Infrastructures refuse de céder la gestion de la province au vice-gouverneur, qui est retourné depuis peu à Kamina.
Tout est parti de la décision du gouverneur, Marmont Banza Mulume. Invité à Kinshasa pour consultation, il avait décidé de laisser l'intérim au ministre provincial des Infrastructures, alors que le vice-gouverneur était aussi présent à Kamina, capitale provinciale du Haut-Lomami.
Le gouverneur Banza Mulume séjourne à Kinshasa depuis plusieurs semaines pour consultation auprès de sa hiérarchie. Cependant, des sources locales à Kamina renseignent que le gouverneur serait en train de prendre certaines décisions concernant la province.
Pour sa part, son intérimaire ne veut pas laisser la gestion au vice-gouverneur, qui est retourné depuis peu dans la province, indiquent les mêmes sources.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Gouvernement démissionnaire ?
Entre-temps, l'assemblée provinciale du Haut-Lomami tient pour démissionnaire le gouvernement provincial, depuis le rejet du projet d'édit budgétaire exercice 2026, au cours de la plénière du 11 décembre dernier. Une position que rejette l'exécutif provincial. Du coup, c'est l'impasse à Kamina.
De son côté, Fiston Nyembo, secrétaire exécutif de l'Union sacrée du Haut-Lomami, dénonce cette confusion :
« C'est une cacophonie ! Depuis que le vice-gouverneur est rentré à Kamina, le ministre présent n'a jamais cédé. Il est en train de faire un bras de fer avec le vice-gouverneur de la province. De l'autre côté, c'est lui-même le gouverneur Banza Mulume Marmont qui ordonne la paie à l'insu du vice-gouverneur, qui est en train de gérer la province en attendant. Nous venons encore de constater, d'autre part, que le sceau du gouvernorat est bloqué par les membres du cabinet du gouverneur Banza Mulume. »
Il invite le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, à prendre toutes les dispositions pour décourager de tels actes.