Madagascar: Relance économique - L'agribusiness au coeur des priorités des Hautes Terres

Une centaine d'acteurs issus de quatre régions se sont réunis dans l'objectif de lever les freins qui limitent l'essor de l'agribusiness et de transformer huit filières prioritaires en moteurs de croissance, d'emplois et de valeur ajoutée.

Dans la continuité du lancement officiel des Assises pour la relance économique, tenu au CCI Ivato le 19 janvier 2026, le ministère de l'Agriculture et de l'Élevage déroule la phase régionale des concertations. Une rencontre s'est tenue à Antsirabe les 22 et 23 janvier 2026, avec l'objectif de faire émerger des solutions concrètes pour accélérer le développement économique à partir des filières agricoles et d'élevage. Autour de la table, près d'une centaine de participants ont pris part aux échanges. Agriculteurs, éleveurs, secteur privé, micro, petites et moyennes entreprises, projets et programmes, services techniques déconcentrés, ainsi que partenaires, ont répondu présents. Les discussions rassemblent des représentants de quatre régions clés des Hautes Terres, notamment Analamanga, Itasy, Bongolava et Vakinankaratra.

Filières ciblées

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Au centre des débats, l'agribusiness se positionne comme un levier majeur de transformation, à condition de structurer les chaînes de valeur et d'améliorer l'environnement de production. Huit filières prioritaires ont été identifiées comme porteuses et exploitables à grande échelle : le riz irrigué, le riz pluvial, la « baie rose », le café, la patate douce, le haricot, la volaille et le lait. Des produits ancrés dans les territoires, capables de créer de la valeur, de l'emploi et de nouvelles opportunités de marché, si les contraintes actuelles sont levées.

Diagnostic

Or, les échanges ont mis en évidence plusieurs freins persistants sur le terrain. La question foncière reste un obstacle de premier plan, tout comme l'accès limité au financement, qui freine l'investissement des producteurs et des transformateurs. S'y ajoutent l'insuffisance d'infrastructures, la faiblesse de l'encadrement technique de proximité pour améliorer la productivité, ainsi que des problèmes de commercialisation liés à l'organisation des marchés et aux circuits de distribution.

Face à ce diagnostic, des pistes de solutions ont été formulées. Parmi les orientations retenues figurent le renforcement de la sécurisation foncière, la mise en place de mécanismes de financement adaptés aux producteurs, la création de dispositifs d'appui technique de terrain et l'amélioration des infrastructures et des conditions de production, notamment en matière d'irrigation et de gestion de l'eau. À l'issue de ces Assises régionales, une prochaine étape est déjà annoncée. Dans les prochains jours, un premier échange structuré entre l'État et le secteur privé devrait s'ouvrir, afin de consolider les propositions et d'engager les actions prioritaires.

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