Afrique: Tombée de son piédestal ?

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Première question : que restera-t-il, à terme, de l'imposant Palais de verre de 168 m de hauteur élevé au coeur de New York, aux États-Unis, où siège l'ONU (Organisation des nations unies) depuis son inauguration au début des années 50 du siècle dernier ?

Réponse prudente : jusqu'à ce que le pays d'accueil fasse preuve d'hospitalité, la diplomatie mondiale ou ce qu'il en restera allumera toujours les microphones dans la salle dédiée pour continuer son plaidoyer en faveur de relations plus respectueuses du droit, telles qu'elles sont mentionnées dans les registres de la "vieille dame ".

Deuxième question : devant la forte pression exercée par Washington à travers le lancement par le président Donald Trump de son " Conseil de la paix", l'ONU n'est-elle pas sur le point d'être patiemment démantelée ?

Réponse parmi tant d'autres : avec l'adhésion annoncée d'une vingtaine d'Etats au "Conseil de la paix" du chef de la Maison Blanche on peut parier sur la dispersion des voix habituellement acquises à l'ONU. D'autant plus que les États-Unis, plus gros contributeur, ont entrepris de se retirer de nombreux organismes internationaux supprimant les financements qui en assuraient le fonctionnement.

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Troisième question inspirée par ces inconnus dont les motivations restent floues : si le " Conseil de la paix " travaille à la disparition de l'ONU et l'obtient, qu'en sera-t-il de sa propre survie ?

Réponse motivée, non par la volonté de convaincre à tout prix, mais par les limites qui affectent de tout temps les superpuissances. Aux Nations unies se pose depuis des décennies l'équation du « surpouvoir » des cinq membres du Conseil de sécurité incarné par le droit de veto. A son tour le "Conseil de la paix" a reconduit le sacro-saint principe des voix prépondérantes.

À cette étape du débat qui ne fait que commencer, la longévité de ce nouvel instrument n'est pas la question primordiale. Créé tambour battant, le « Conseil de la paix » expose en filigrane que le monde est en quête d'une boussole susceptible d'aider les nations et les peuples à mieux se partager les riches conquêtes de la science et de la technologie rendues possibles par le génie humain grâce à la générosité de la nature qui nous accueille mais que nous triturons perfidement.

Cette boussole ne fonctionnera à bon escient que si ceux qui la portent apprennent des erreurs du passé. L'on ne peut mieux servir huit milliards de terriens sans les impliquer dans la recherche de solutions communes adéquates.

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