Au Zimbabwe, après s'être mis en retrait pendant deux ans, l'opposant Nelson Chamisa a officialisé son retour en politique ce week-end. Candidat malheureux des élections de 2023, il avait en 2024 claqué la porte de son propre parti, la Coalition des citoyens pour le changement (CCC), qu'il estimait avoir été infiltrée par la Zanu-PF au pouvoir. Il souhaite, désormais, créer un nouveau mouvement.
Pasteur évangélique de 47 ans, ancien ministre de l'Information et des Communications, Nelson Chamisa a estimé, devant des journalistes réunis à Harare vendredi 23 janvier 2026, qu'il était de son devoir de revenir sur le devant de la scène : « Je me présente devant vous à un moment critique pour l'histoire de notre pays, deux ans après avoir quitté la piste de danse, pensant que quelqu'un d'autre allait l'occuper. Mais j'ai vu que personne n'a investi la piste de danse, et j'ai donc considéré qu'il fallait que j'y retourne, afin de danser pour notre nation, pour nos citoyens et pour notre futur. »
Plutôt qu'un parti, l'ancien candidat a choisi de lancer ce qu'il décrit comme un mouvement citoyen nommé « Agenda 2026 », sans que son fonctionnement soit pour l'instant détaillé. Le manque de structures claires est critiqué par certains observateurs, mais il est nécessaire pour l'ancien porte-parole de Nelson Chamisa, Nkululeko Sibanda : « Selon moi, ce qui explique qu'il fasse son retour au travers d'un mouvement, c'est pour pouvoir régler ces questions d'infiltration de la Zanu-PF. Avec ce mouvement, il devrait pouvoir identifier les bonnes personnes avec qui travailler. Les partis politiques sont plus faciles à infiltrer, avec les mouvements, on ne sait pas forcément qui va faire quoi, et à quel moment. »
Selon la Constitution, les prochaines élections générales devraient être organisées en 2028. Mais le parti au pouvoir, la Zanu-PF aimerait amender le texte pour permettre au président Emmerson Mnangagwa de se maintenir jusqu'en 2030.
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