Les technologies agricoles climato-intelligentes, comme les semences résistantes à la chaleur, présentent un énorme potentiel pour renforcer la production alimentaire africaine, accroître la résilience climatique et stimuler les revenus des agriculteurs.
Cependant, de nombreuses personnes ont du mal à adopter ces technologies, faute d'informations suffisantes sur leur fonctionnement et les possibilités de mise à l'échelle. Le Groupe de la Banque africaine de développement a récemment organisé, en ligne, un Forum sur la promotion d'une agriculture climato-intelligente pour une résilience des agriculteurs africains au changement climatique.
Réunissant environ 390 participants provenant de 34 pays africains et de dix pays non africains, ce forum a invité des experts en matière d'agriculture à échanger sur les pratiques efficaces, à poser les bases de partenariats agro-industriels et à promouvoir une agriculture climato-intelligente.
L'Afrique est en première ligne face aux risques climatiques mondiaux
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Si le continent ne s'adapte pas rapidement aux effets du changement climatique, sa production de cultures de base, notamment le blé et le maïs, devrait diminuer de 20 % d'ici à 2050. C'est ce qui ressort d'une étude menée par la Fondation Gates, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations unies, et Sesi Technologies.
Outre la réduction de la quantité de denrées alimentaires disponible, cela entraînera une baisse de l'agriculture (un secteur qui emploie plus de la moitié de la population active de l'Afrique subsaharienne) et constituera donc une menace pour l'un des principaux moyens de subsistance.
Le Groupe de la Banque africaine de développement estime que le recours généralisé à une agriculture climato-intelligente peut renforcer la résilience du secteur au changement climatique.
Par exemple, une étude publiée par l'organisation à but non lucratif Global Change Data Lab, en collaboration avec l'université d'Oxford, indique que des modélisations pour l'Afrique de l'Ouest montrent que des mesures simples, telles que le décalage des dates de semis des cultures vivrières et la sélection de variétés de cultures plus adaptées -produisant des semences qui donneront des plantes aux caractéristiques spécifiques- pourraient éviter les baisses de production prévues et même accroître les rendements de 13 %.