Afrique: Le financement de la technologie africaine atteindra 4,1 milliards de dollars en 2025, l'endettement jouant un rôle plus important

23 Janvier 2026

Les startups technologiques africaines ont levé 4,1 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 25% par rapport à l'année précédente, marquant la plus forte année de financement depuis 2022, selon le rapport annuel Africa Tech Venture Capital Report de Partech publié le 22 janvier 2026.

Le financement par actions a atteint 2,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 8 % par rapport à l'année précédente, à travers 462 transactions. Le financement par emprunt a atteint le chiffre record de 1,6 milliard de dollars, soit une augmentation de 63 %, confirmant que l'emprunt représente une part plus importante du financement des startups sur le continent. Le nombre total d'opérations a atteint 570, soit une hausse de 7 %, ce qui marque un rebond après deux années de ralentissement.

Le Kenya a dominé l'Afrique pour le total des capitaux levés, avec 1,04 milliard de dollars, grâce à d'importantes levées de fonds par emprunt et à quatre des neuf mégadonnées enregistrées en 2025. L'Afrique du Sud s'est classée au premier rang pour le financement par actions et le nombre d'opérations, récupérant une position qu'elle occupait pour la dernière fois en 2017. Le Nigéria et l'Égypte sont restés parmi les quatre premiers marchés, qui ont représenté ensemble 72 % du capital total.

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La fintech est restée le plus grand secteur de financement par actions, bien que les investissements se soient répartis plus équitablement entre les cleantech, les healthtech et les logiciels d'entreprise. Les startups fondées par des femmes ont augmenté l'activité de transaction, mais ont continué à attirer une plus petite part du financement total.

Points clés à retenir

Le rebond de 2025 indique un changement dans la manière dont les startups africaines financent leur croissance. La dette a représenté 41% du capital total déployé, contre 31% en 2024 et 17% en 2019. Cela reflète une préférence croissante pour le financement non dilutif parmi les startups à un stade plus avancé avec des revenus prévisibles. Les marchés des actions ont montré des signes de stabilisation plutôt que d'expansion rapide. La taille moyenne des transactions a augmenté pour les séries A et B, ce qui suggère que les investisseurs soutiennent moins d'entreprises mais avec des chèques plus importants.

Cette évolution marque l'abandon de l'activité d'amorçage au profit d'un financement axé sur l'échelle. Sur le plan géographique, les financements restent concentrés. La progression du Kenya a été tirée par la dette et les grandes transactions, tandis que la performance de l'Afrique du Sud est due à un flux régulier d'opérations plutôt qu'à des tours de table exceptionnels.

En dehors des quatre premiers marchés, seuls quelques pays ont franchi la barre des 50 millions de dollars de fonds propres. La diversification sectorielle est également remarquable. Si la fintech reste centrale, la forte croissance des cleantechs et des healthtechs suggère que l'intérêt des investisseurs s'élargit. Les données indiquent que l'écosystème arrive à maturité et qu'il s'appuie moins sur les fonds propres que sur une combinaison de capitaux adaptés aux différents stades de croissance.

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