Ile Maurice: La parole se libère

C'est dans le district de Rivière du-Rempart que le coup d'envoi des consultations nationales autour de Vision 2050 a été donné, le jeudi 22 janvier, au Petit-Raffray Multipurpose Complex. Cette première rencontre a marqué le début d'un cycle d'échanges qui se poursuivra dans tous les conseils de district et municipalités du pays au cours des prochains mois. Vision 2050 se veut une projection à long terme, dans la continuité du Programme 2025-2029. Son objectif est de préparer Maurice à devenir une économie à revenu élevé, tout en maintenant l'équilibre social et environnemental.

Trois axes guideront cette démarche : prospérité, durabilité et inclusion. Pour construire une vision réellement partagée, les organisateurs ont misé sur une approche participative. Lors de cette première rencontre, des tables rondes réunissant directeurs généraux, entrepreneurs, universitaires, jeunes, agriculteurs, pêcheurs, petites et moyennes entreprises et organisations non gouvernementales ont permis aux participants de contribuer activement aux discussions et de faire entendre leurs priorités.

La ministre des Services financiers et de la Planification économique, Jyoti Jeetun, a plaidé pour un saut stratégique, affirmant que le pays ne peut plus se contenter d'ajustements progressifs. Elle a cité l'exemple du Rwanda et Dubaï, qui ont réussi à rapidement transformer leur économie grâce à des décisions structurantes. Le cadre de Vision 2050 couvre les nouveaux moteurs de croissance, tels que l'intelligence artificielle, les services numériques, l'économie bleue, les énergies renouvelables, l'industrie créative, la finance verte et le tourisme à forte valeur ajoutée. À ces innovations s'ajoutent des chantiers essentiels : réforme de l'éducation, accès aux soins, transition énergétique, protection du lagon et modernisation de l'administration publique.

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Les participants ont également exprimé des préoccupations concrètes et locales. La sécurité, la drogue, l'insécurité routière, l'avenir des enfants, la place des jeunes et la qualité de vie ont été largement évoqués. Certains ont souligné le sentiment de marginalisation dans certaines régions, appelant à un développement plus équilibré à l'échelle nationale. Le tourisme et la culture ont également été discutés, avec des propositions pour mieux valoriser le patrimoine culturel, organiser des régates à travers le pays et développer davantage d'espaces naturels.

Les participants ont insisté sur l'importance de l'éducation aux valeurs humaines, du respect de la loi et du renforcement des liens de solidarité entre citoyens, rappelant que le progrès économique doit aller de pair avec la cohésion sociale.

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