Afrique: Propos du président de la FSF - Le Club des Avocats au Maroc évoque de graves violations des règles de la FIFA

26 Janvier 2026

Le Club des Avocats au Maroc a vivement réagi aux récentes déclarations du président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), qualifiées d'« infamantes » et de « dénuées de tout fondement ». Dans un communiqué ferme, l'organisation juridique dénonce des accusations qu'elle juge graves, portant atteinte à l'intégrité du football africain et à l'honneur des institutions sportives marocaines.

En affirmant que le Royaume du Maroc « manipulerait la CAF » et exercerait une influence occulte sur les instances du football continental, le président de la FSF aurait, selon le Club, dépassé le cadre de la critique sportive pour s'engager dans une logique de calomnie institutionnelle. Le communiqué souligne que la mise en cause directe de l'équité procédurale de la Confédération Africaine de Football constitue une offense majeure à la crédibilité et à l'intégrité de cette institution.

Le Club des Avocats au Maroc estime que ces allégations, formulées sans la moindre preuve, relèvent d'une stratégie de diversion visant à masquer des « carences structurelles et une faillite organisationnelle ». Cette rhétorique, fondée sur l'insinuation et la diffamation, contribuerait à fragiliser la cohésion du football africain en alimentant une théorie du complot préjudiciable à l'esprit de fraternité et de fair-play.

Sur le plan juridique, le Club rappelle que de telles déclarations ne sauraient être assimilées à de simples opinions sportives. Elles constitueraient, au contraire, une violation manifeste des principes fondamentaux édictés par la FIFA et la CAF, notamment les obligations de neutralité, de loyauté et d'intégrité prévues par les articles 14, 15 et 16 du Code d'Éthique de la FIFA, ainsi que par l'article 82 du Code Disciplinaire de la CAF. Les faits dénoncés pourraient également être qualifiés de diffamation et de comportement offensant, au sens de l'article 23 du Code d'Éthique de la FIFA et de l'article 131 du Code Disciplinaire de la CAF, exposant leur auteur à des sanctions sévères.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Face à cette situation, le Club des Avocats au Maroc annonce son intention d'activer les mécanismes de saisine prévus par l'article 60 du Code d'Éthique de la FIFA et l'article 43 du Code Disciplinaire de la CAF. Ces dispositions permettent à toute personne ou entité de signaler officiellement des comportements jugés contraires aux règlements, ouvrant ainsi la voie à une enquête préliminaire par les organes juridictionnels compétents.

En conclusion, le Club réaffirme que « nulle frustration sportive ne saurait justifier la remise en cause de la probité et des efforts consentis par les institutions marocaines ». Il appelle au respect des valeurs éthiques du sport et met en garde contre les dérives médiatiques susceptibles de nuire durablement à la dignité du football marocain et à l'unité du football africain.

AllAfrica publie environ 400 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.