Gabon: Au pays, les médias d'État suspendent leur grève après trois jours

Au Gabon, la fièvre est considérablement retombée dans les médias d'État qui étaient en grève depuis le 22 janvier : Gabon 1ère (la télévision d'État), Radio Gabon et Télédiffusion du Gabon exigent des autorités l'adoption d'un statut particulier des communicateurs, le paiement des primes et l'aboutissement des réformes de l'audiovisuel. Ils ont suspendu leur mouvement depuis le 25 janvier.

Dimanche soir, le journal de 20h sur Gabon 1ère, la principale vitrine des médias publics au Gabon, n'a pas duré 10 minutes comme c'est le cas depuis le déclenchement de la grève : il est revenu au format d'une heure, comme d'habitude.

Les grévistes ont décidé de mettre de l'eau dans leur vin suite à un engagement du ministre de la Communication de donner satisfaction à leurs revendications. Selon Hervé Nzigué, président du Syndicat des professionnels de la communication (Syprocom), « la base a décidé de respecter la parole de monsieur le ministre et de surseoir momentanément au mouvement de grève ».

Des locaux touchés par un bombardement en 2019

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À l'origine de ladite grève, des revendications qui remontent à plusieurs années mais pour lesquelles des solutions idoines n'ont jamais été trouvées. « Le statut particulier, la réforme de l'audiovisuel public, la revalorisation de la subvention de l'État allouée aux entités sous tutelle sont exactement nos principaux points de revendication », souligne Hervé Nzigué.

Les grévistes exigent aussi de meilleures conditions de travail. Le budget annuel de la télévision nationale est seulement de 60 millions de francs CFA, environ 91 000 euros. Trop peu, estiment-ils.

Pire : la Maison de la radio, qui regroupe la télévision nationale et Radio Gabon, est en ruines depuis qu'elle avait été bombardée pour déloger les mutins qui avaient tenté un coup d'État contre Ali Bongo en janvier 2019.

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