Ile Maurice: Rodrigues - Le dessalement au coeur de la stratégie

Afin de faire le point sur l'avancement de la stratégie de transformation du secteur de l'eau à Rodrigues, le Steering Committee sur les réformes du secteur, présidé par Johnson Roussety, chef commissaire adjoint et commissaire des ressources en eau, s'est réuni pour sa première session de l'année, le jeudi 22 janvier. Un des points clés en chantier est le dessalement.

Ce comité, explique Johnson Roussety, regroupe les techniciens, les départements et les commissions concernés par la gestion de l'eau, et assure le suivi des réformes ainsi que l'orientation stratégique des projets en cours pour faire face aux défis croissants liés à l'approvisionnement en eau sur l'île. L'un des axes majeurs de cette stratégie concerne le développement et la modernisation des infrastructures hydrauliques.

Selon Johnson Roussety, des avancées significatives ont déjà été enregistrées dans ce domaine. Toutefois, plusieurs contraintes subsistent, notamment la pollution des ressources en eau naturelles ainsi que la baisse au niveau de la collecte des eaux de pluie.

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Cette situation locale s'inscrit dans un contexte mondial préoccupant. Les Nations unies ont alerté, dans un rapport la semaine dernière, sur une «faillite mondiale de l'eau», soulignant que la demande en eau dépasse désormais la capacité de renouvellement assurée par le cycle naturel de l'eau.

À Rodrigues, cette réalité se traduit par une pénurie, obligeant les autorités à renforcer la capacité de production. Dans ce cadre, le recours au dessalement s'est imposé comme une solution. Une unité de dessalement est en cours d'installation à Pointe-Coton et devrait être opérationnelle d'ici la fin du mois d'avril ou le début du mois de mai.

Une révision de la législation sur l'eau est également engagée. Elle s'accompagne du renforcement des ressources humaines et de l'amélioration des systèmes de comptage et de facturation, dont la mise en œuvre est prévue prochainement. L'ensemble de ces projets vise à produire des résultats concrets d'ici 2027.

Dans cette démarche, les sources d'eau naturelles ne seront pas négligées. Les autorités insistent également sur l'importance d'une meilleure gestion de l'aménagement du territoire, car l'utilisation des sols et des zones a un impact direct sur la qualité et la disponibilité de l'eau.

Éviter les constructions dans les zones exposées à la pollution, mettre fin à l'empiètement sur les forêts, et préserver les terres destinées à l'agriculture, à l'élevage et aux autres activités productives permettent de préserver la qualité des eaux souterraines et de surface, de maintenir le cycle naturel de l'eau, d'assurer une distribution durable et régulière, et de garantir un développement harmonieux et durable conciliant urbanisation, activités économiques et protection de l'environnement.

Si près de 50 % des actions prévues ont déjà été réalisées, l'autre moitié du chantier reste à accomplir, notamment la mise en place des lignes de transfert latéral, essentielles pour assurer une distribution plus équilibrée de l'eau sur l'ensemble du territoire.

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