Le groupe international Mark Cables Fze, basé aux Émirats arabes unis, engage une avancée majeure dans le paysage énergétique burkinabè. L'entreprise a annoncé le lancement officiel d'un projet de centrale thermique de 200 Mw, une infrastructure qui marque « un tournant dans le renforcement de la souveraineté énergétique » du pays.
Évalué à 180 millions d'euros, le projet est porté par la plateforme locale du groupe. Sa phase de développement a été bouclée en seulement six mois, grâce à une coopération étroite avec les autorités burkinabè. Un délai record qui illustre un modèle qualifié de « fast track ».
Pour Mahmoud Nasr, Ceo de la structure, « ce projet est une réponse directe aux réalités opérationnelles et à l'urgence des besoins énergétiques sur le continent ». Il évoque un chantier « hautement structurant », rendu possible par « des mécanismes de financement innovants et agiles ».
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Dans un contexte où le Burkina Faso fait face à une pression croissante sur son approvisionnement électrique, l'apport de 200 Mw supplémentaires vise à soutenir la stabilisation du réseau national. Le projet s'inscrit dans la dynamique des efforts du gouvernement et de la Sonabel pour réduire la dépendance aux importations et accompagner la croissance industrielle.
Autre étape clé : l'intégration régionale. Le 24 janvier 2026, à Lomé, l'entreprise a été officiellement admis au sein du Système d'échanges d'énergie électrique ouest-africain (Wapp). Une reconnaissance saluée par Abdoulaye Dia, secrétaire général du Wapp : « Nous sommes fiers d'accueillir Mark Cables parmi nos membres... Leur expertise technique et leur capacité d'exécution contribueront de manière significative à dynamiser le secteur ».
À travers ce projet mené sous le modèle Bot (Build-operate-transfer), le groupe affirme un « engagement durable pour l'Afrique », avec une approche intégrée couvrant la production, la transmission et une ouverture progressive vers les énergies renouvelables.