Dans un contexte de développement des investissements des Émirats arabes unis sur le continent africain - 110 milliards de dollars en Afrique entre 2019 et 2023 - l'entreprise émirienne Mark Cables a annoncé ce lundi s'engager dans un gros projet de centrale électrique au Burkina Faso d'un montant de 180 millions d'euros.
200 MW, ce sera la puissance de cette nouvelle centrale thermique - soit à peu près la moitié de la capacité disponible en 2025 au Burkina Faso. La phase de développement du projet a été bouclée en six mois - un temps record selon l'entreprise qui explique cette performance par la « collaboration étroite avec les autorités ».
Des efforts sont faits dans le domaine : 2024 a été marquée par la croissance importante des capacités solaires faisant bondir la production générale d'électricité de 25 %. Mais c'est encore trop peu, le secteur reste en déficit structurel. En 2024, le Burkina Faso a importé la moitié de sa consommation électrique - majoritairement du Ghana et de Côte d'Ivoire, selon les données du ministère de l'Énergie.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Cette nouvelle infrastructure a donc pour but de « stabiliser le réseau » et de « réduire la dépendance aux importations énergétiques » précise l'entreprise émirienne qui inscrit son projet dans le système d'échange d'énergie régionale électrique, le WAPP. La demande énergétique est en croissance permanente. Du fait de la croissance démographique et du développement industriel.