À un peu plus d'un an des premiers Jeux olympiques de la jeunesse jamais organisés sur le continent africain, le comité d'organisation mise sur la formation. Plus de 400 jeunes venus de toute l'Afrique seront formés aux métiers de l'événementiel sportif dans les prochains mois. Ce projet, porté par le CIO et le COJOJ de Dakar 2026, est financé en partie par le ministère français des Affaires étrangères. La ministre déléguée à la Francophonie était en visite à Dakar ce lundi 26 janvier.
Pendant plusieurs semaines, ces jeunes venus de 22 pays d'Afrique apprennent les ficelles de l'organisation de grands événements sportifs : gestion de projet, marketing ou encore aspects juridiques. Parmi eux, Joiris Minneci, Capverdienne déjà diplômée en management du sport, explique :
« Avec un master, tu connais la théorie, mais être là, parler avec des gens qui sont des experts dans le domaine, ils t'apprennent les choses qui vont t'aider dans le travail. »
Au-delà de l'événement, l'enjeu des Jeux olympiques de la jeunesse, c'est aussi l'héritage : des compétences durables, transférables après 2026. Jana Malbrook, venue des Seychelles, témoigne : « Cette formation est comme un tremplin depuis Dakar afin de pouvoir représenter mon pays lors d'autres Jeux olympiques. »
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JOJ inclusifs
Mohamed Ali El Majdaoui, du Maroc, renchérit :« Je suis là pour savoir comment on peut organiser les Jeux olympiques, car dans l'avenir le Maroc pourrait les organiser. »
Pour la France, ce projet illustre un partenariat « gagnant-gagnant », basé sur le partage d'expertise et le renforcement des capacités locales. La ministre française déléguée à la Francophonie et aux Partenariats internationaux, Éléonore Caroit, a rencontré les jeunes apprenants et signé plusieurs conventions de coopération. « On investit énormément dans ce secteur, confie-t-elle. Après avoir accueilli avec succès les JO 2024 à Paris, nous souhaitons accompagner le Sénégal dans l'organisation des Jeux olympiques de la jeunesse. C'est important, car ce sont des JO inclusifs, avec une équipe de réfugiés », a-t-elle souligné.
Cent soixante-trois jeunes, dont plus de la moitié de femmes, ont déjà été formés et intégrés au comité d'organisation. Au total, 419 jeunes bénéficieront de cette « learning Academy ».