Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, le lundi matin au Palais de Koulouba, la première cérémonie officielle de montée des couleurs de l'année 2026. Dans son message que nous vous proposons en intégralité, le chef de l'Etat a fait un bilan satisfaisant de 2025. Tout en saluant l'ardeur au travail, il a invité les Burkinabè à plus d'engagement pour cette nouvelle année.
« Camarades, bonjour ! J'espère que chacun s'est très bien réveillé ce matin, dernière semaine du premier mois de l'an 2026. Donc, je profite souhaiter à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2026. Je vous souhaite à vous, à vos familles, à vos proches, beaucoup de santé pour cette année, beaucoup de chance dans tout ce que vous entreprenez et beaucoup d'abnégation, beaucoup d'ardeur au travail. Je sais que l'endurance, l'allure de ces trois années passées n'est pas simple. Vous avez appris à travailler sous pression.
La pression va continuer. Tenez bon! Attachez les ceintures! J'aime caricaturer avec les membres du gouvernement pour leur dire qu'en 2026, actuellement, c'est comme un avion qui est en bout de piste. Nous allons mettre les pleins gaz pour atteindre en fin d'année ce que les pilotes appellent V1. Ce qui veut dire qu'il y aura encore plus de pression pour 2026 et donc tenez bon, attachez les ceintures !
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Je tiens aussi à vous féliciter pour tout ce qui a été fait durant 2025, mais surtout durant ces trois années. Je pense que les résultats parlent d'eux-mêmes. Il faut regarder dans le passé, et s'armer de courage pour ce que nous devons faire pour le futur.
Tout ce que nous avons eu à réaliser, je pense que nous devons cela au vaillant Peuple qui a compris notre message, qui a compris le sens de la Révolution. Parce que sans lui, sans les moyens mis à disposition par chacun pour pouvoir y arriver, cela n'aurait pas été possible.
L'essence même de la Révolution, c'est de travailler pour le Peuple. Et je pense que les exemples, il y en a beaucoup. Si vous prenez dans le domaine de l'Agriculture, cette année, par la grâce de Dieu, nous avons fait une production record. Il y a des spéculations particulières que nous avons essayées d'introduire depuis ces trois années.
Comme je le dis, les esprits faibles, les petits esprits pensent toujours que c'est impossible lorsqu'on veut initier de grandes choses. Mais, il ne faut pas les écouter. Si on devrait les écouter, on allait se décourager, on n'allait pas pouvoir se lancer. Parce qu'il y en a aussi qui sont là pour nous décourager dans tout ce que nous faisons.
Lorsque vous décidez d'entreprendre quelque chose, ils vont être dans les railleries, les moqueries, pour vous amener à vous démotiver, à ne pas vous lancer. Je pense que tout un chacun a surmonté cela. Parce que ce que j'ai dit, ce n'est pas seulement au sommet de l'Etat, mais jusqu'aux citoyens au niveau du village, il y a eu un sursaut.
Beaucoup d'autres projets ont été un succès
Tout ce qu'on disait impossible de faire au Burkina Faso en matière d'agriculture, cela se fait aujourd'hui. Nous avons parlé de cacao, les gens ont crié sur tous les toits, même certains réactionnaires à l'intérieur ici ont fait comprendre que ce n'est pas la priorité. Et pourtant, Dieu merci, nous avons de très bons maîtres chocolatiers et notre objectif n'est pas de produire pour vendre à l'extérieur, c'est de produire, transformer pour nous ici et pour nos enfants.
Aujourd'hui le café, c'est une réalité au bord de Samandeni et nous avons, Dieu merci, des Burkinabè qui le transforment. Je vous invite donc à consommer ce qui est transformé sur place ici. Beaucoup d'autres spéculations telles que le blé, l'ananas, la vigne et bien d'autres se cultivent aujourd'hui au Burkina Faso et seront transformées ici au Burkina pour créer de l'emploi pour les Burkinabè. C'est ce que nous allons consommer. C'est ce qu'il faut voir dans ce qu'on a pu réaliser et s'armer de courage encore pour l'avenir.
Beaucoup d'autres projets ont été un succès. Quand on prend les domaines de l'Education, beaucoup d'amphithéâtres ont été construits. La dernière fois au Conseil des ministres, on a adopté des textes qui permettront donc d'équiper ces amphithéâtres et de construire d'autres.
Beaucoup d'écoles et centres de formation verront le jour en 2026 au bord de nos pôles de croissance tels que Bagré, Samendeni et autres. C'est pour amener les jeunes burkinabè à pouvoir produire et transformer ce que nous faisons ici. Donc nous n'allons plus nous concentrer sur l'enseignement général uniquement.
Nous avons parlé d'enseignement professionnel et technique. Beaucoup de lycées modernes verront le jour en 2026. En plus de cela, nous avons décidé de construire une université technologique et j'espère que d'ici la fin de l'année, vous allez voir cette université se dresser. Les travaux ont déjà commencé et nous avons demandé aux entreprises de tout faire pour être dans les délais afin que les rentrées prochaines, nous puissions accueillir des étudiants dans des domaines assez pointus de la technologie pour que nous nous mettions au diapason.
Comme je l'ai dit, nous sommes très loin, nous sommes dans les années 1800 et je pense qu'en 5 ans, nous pouvons faire un saut, au moins, de 100 ans pour nous retrouver dans les années 1950 et continuer de travailler ainsi.
Je le dis, ça peut faire rire, mais c'est la réalité. Jusqu'aujourd'hui, nous constatons dans notre vie, le rythme auquel nous partons ; ce n'est pas bien. Il faut se mettre soi-même la pression pour rattraper le retard. Donc, faites en sorte que dans quelques années, nous atteignons 1950 et après qu'on se donne la pression pour atteindre les années 2000 et espérer rattraper les autres. Et c'est possible.
Et je suis heureux de vous dire que dans ce sens-là, nous sommes en train de mettre en place un laboratoire aujourd'hui au Burkina Faso. Par exemple, pour les chercheurs, nous avons beaucoup d'équipements qui sont là.
Nous allons leur permettre de faire la recherche sur place et je peux dire que nous avons actuellement installé ici un microscope électronique à balayage, le plus récent qui puisse exister en Afrique et le plus moderne. Il est là au Burkina Faso, il est fonctionnel et les chercheurs vont commencer à faire tout ce qu'ils doivent faire ici au lieu d'aller à l'extérieur encore pour le faire. Cela va encore encourager d'autres personnes à chercher et à découvrir.
C'est pour dire qu'il y a beaucoup de domaines que nous n'avons pas oubliés, en passant par la santé, tout ce que nous sommes en train de faire, notamment les centres de santé communautaire qui sont construits et qui seront équipés. Cela fait partie aussi des mesures prises lors du Conseil dernier et tout cela c'est à votre actif, c'est à l'actif de toute l'Administration et c'est avec donc l'appui et le soutien de notre vaillant Peuple que nous arrivons à les réaliser.
Nous avons confiance au potentiel des Burkinabè
L'Initiative Faso Mêbo qui est devenue une Agence aujourd'hui, lorsque nous entamions l'autoroute, certains doutaient parce que c'est un projet qui est là depuis plus d'une décennie.
Bien sûr ! Nous avons trouvé le projet et lorsque nous avons donc cherché à comprendre le projet, c'était l'autoroute de 2 fois 2 voies. Les entreprises, en majorité étrangères, qui avaient fait des propositions, la moins chère était à 1032 milliards FCFA pour faire les 2 fois 2 voies.
On nous proposait de nous financer pour pouvoir le réaliser en 10 ans pour le délai le plus court. Il faut être inconscient pour condamner les générations qui ne sont même pas encore nées à des prêts de 50-60 ans pour construire une autoroute de 2 fois 2 voies qui sera dépassée dans peu de temps. Lorsque nous avons voulu savoir si c'est 4 fois 2 voies, certains mêmes se sont moqués de nous. Certains entrepreneurs n'y croyaient pas, dans un tel pays, 4 fois 2 voies, ce n'est pas raisonnable.
Certains ont dit que ça devrait nous coûter plus de 3 000 milliards F CFA mais comme j'ai dit dans la Révolution, c'est la responsabilité, c'est la conscience ; on ne va pas rentrer dans ces schémas. Voilà pourquoi nous avons décidé de le faire nous-mêmes, parce que nous avons confiance à nos jeunes ingénieurs, nous avons confiance au potentiel des Burkinabè. Nous avons donc cherché des équipements de tout ordre.
Aujourd'hui, je peux dire que le chantier est unique en Afrique ; il n'y a pas un chantier d'autoroute pareil qui mobilise autant d'équipements. Il n'y en a pas. Le travail de nettoyage, il y a plus de 100 bulldozers sur ce chantier et je ne vois pas pareil.
Je m'étais donné deux mois pour qu'ils puissent finir le nettoyage et je pense qu'ils ont tenu le pari. Nous sommes à 40 jours, ils ont déjà fait plus de 70% de nettoyage et le 15 février prochain, s'il plaît à Dieu, ils auront fini. Ce qui veut dire que le rythme aussi, il n'y en a pas pareil en Afrique et nous allons finir.
C'est un défi. Nous allons finir dans un délai que personne ne va croire parce que nous avons déjà tout à notre disposition, toutes les machines, tout le nécessaire est là. Il ne nous reste que le carburant et le bitume à acheter, sinon, tout le nécessaire est là. Ce qui veut dire que nous allons poursuivre parce qu'il y a beaucoup d'autres autoroutes qui doivent être lancées en 2026 et dont les travaux doivent commencer également.
Les infrastructures sont une priorité pour nous. Elles aident tout le monde, que ce soit les populations civiles, les forces armées, les forces de sécurité intérieure ; tout le monde a besoin d'infrastructures routières. C'est pour dire qu'il faut se concentrer sur ses acquis, voir qu'est-ce que nous avons pu réaliser et se projeter dans l'avenir. Comme je l'ai dit, maintenez la pression et je pense qu'en 2026, il y a tellement de grands chantiers qui doivent commencer et vous devez maintenir ce cap pour qu'on puisse réussir le pari.
Continuer ce combat
Les gens continueront à nous démotiver, les impérialistes ne manquent jamais de tour dans leur sac. Ils vont continuer à communiquer pour ternir l'image, pour nous démotiver. Il ne faut pas les écouter. Il y a aussi ces individus esclaves de salon qui ne peuvent jamais changer. Je l'ai dit, eux, c'est comme une malédiction qui les poursuit.
Peu importe ce que vous ferez, génétiquement, ils sont esclaves, congénitalement ils sont aliénés. Ils ne peuvent que suivre ce que les impérialistes disent. Montrez-leur le soleil en plein jour, ils vous diront qu'il fait nuit. Donc c'est une malédiction et ils vont continuer à vous décourager, à parler ; mais le plus important, c'est ce que vous faites.
La réalité est là et on avance. C'est cela le plus important. Pendant qu'ils sont en train de faire leurs railleries, leurs moqueries, nous, on crée des usines, on crée des infrastructures et on crée de l'emploi, on produit et on se sent bien. C'est le plus important.
Donc, j'invite chacun à faire comme nos vaillantes forces de défense, les forces de sécurité, les vaillants VDP. Vous voyez, les impérialistes, certaines ONG ont tenté tout pour saper leur morale, ont tenté tout, ont écrit, ont intimidé, ont menacé, mais ils avancent sereinement sur le terrain. Aujourd'hui, certains, peut-être, sont fatigués, ils ne parlent plus d'eux parce que le résultat est là. Nous avançons et il y a des zones où nous avons déjà atteint les limites de la frontière ; comme on le souhaitait, elles sont en train d'être sécurisées.
Sur le terrain, tout se passe très bien ; donc faites comme eux et c'est le lieu pour moi de leur rendre hommage et les inviter à continuer ce combat. Et tous ceux qui sont sur les différents chantiers, je parlais tout de suite de Faso Mêbo, c'est le lieu pour moi de les féliciter, de les encourager parce que c'est historique ce que nous faisons et c'est unique en Afrique. Et chacun, qui a la chance de participer à cela, je pense qu'il doit en être fier.
Tous ceux qui ne sont pas encore entrés dans la danse, que vous soyez ingénieurs et que vous pensez pouvoir apporter quelque chose, je l'ai dit, allez-y, apportez votre pierre parce que demain, on dira, ce sont ceux-là qui ont construit ces infrastructures pour permettre au Burkina Faso d'être au niveau où il est !
Donc merci beaucoup, je vous souhaite encore bon courage parce que le courage, vous en avez tous besoin. Le courage, vous en avez besoin pour transcender tout ce qui peut se dire.
Bon courage à tous pour 2026 ! Je vous souhaite bonne chance encore dans tout ce que vous menez parce que vous en avez besoin. Et je souhaite que la santé soit là au quotidien pour vous, pour vos familles, pour vos proches, pour vous permettre de travailler avec la tête libre.
Merci beaucoup, je vous souhaite une très bonne semaine et à très bientôt, s'il plaît à Dieu !