La Maison russe de Brazzaville a organisé, le 24 janvier à l'occasion de la Journée russe de l'étudiant, un moment d'échange avec près de 200 étudiants congolais issus de différentes universités de la capitale. Trois jeunes intervenants ayant étudié ou participé à des programmes socio-culturels en Russie ont partagé leurs parcours, leurs doutes et surtout leur conviction autours de l'engagement communautaire qui transforme les individus autant qu'il sert la société.
Premier à prendre la parole, Yoan Ibiliki, au ton pédagogique et posé, a rappelé que l'engagement n'est ni une mode ni un calcul. « Il n'y a derrière l'engagement communautaire que des bénéfices. On renforce ses capacités, on grandit, on devient éligible à d'autres opportunités », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité pour les jeunes de mettre leur énergie au service du bien commun.
En sa qualité de coordinateur du comité national préparatoire du Festival mondial de la jeunesse, il a partagé son expérience du forum international tenu en Russie, où l'implication bénévole des jeunes est une culture ancrée. « Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on ne peut pas porter de grands événements », a-t-il affirmé, évoquant notamment sa participation à une rencontre avec le président Vladimir Poutine en 2024, fruit de son parcours associatif.
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Avec Florian Koulimaya, ancien étudiant congolais en Russie, conseiller au ministère de la Jeunesse et président de l'association apolitique « Les Jeunes cadres », l'échange a pris une dimension interactive. Questions sur la réussite, les obstacles et la vision à dix ans, le public a été invité à réfléchir et à se projeter. À travers son parcours d'ingénieur formé en Russie, confronté au chômage puis reconverti par la force de l'initiative et de l'engagement associatif, il a martelé un message fort : « La réussite est un processus. N'ayez jamais peur. Soyez résilients, patients et persévérants ». Pour lui, le bénévolat forge des compétences concrètes, valorisables dans un CV et déterminantes pour l'employabilité.
Troisième intervenant, Elenga Prince, journaliste à Radio Congo, a partagé son itinéraire international entre la France, les États-Unis et la Russie. Loin des clichés, il a insisté sur les opportunités offertes par l'ouverture au monde, le réseautage et la capacité à saisir les occasions. « Quand on est ailleurs, on a encore plus envie de rentrer chez soi. Et au Congo, tout reste à faire », a-t-il lancé, encourageant les jeunes à voir loin et à représenter dignement leur pays.
Au terme de la rencontre, les jeunes ont tous retenu une même leçon : croire en soi, planifier son avenir et s'engager dès aujourd'hui pour transformer la société.