Le Conseil national des républicains (CNR) a, dans une déclaration rendue publique le 26 janvier, dans le département du Pool, et signée de son secrétaire général adjoint, Rodriguez Mayala, demandé au gouvernement de respecter les engagements pris dans le cadre des accords de-cessez-le-feu et de cessation des hostilités du 23 décembre 2017, considérant que pour le parti et son dirigeant " la guerre fait désormais partie du passé".
Le CNR a ainsi réitéré la volonté de son président, Frédéric Ntumi Bintsamou d'oeuvrer pour la paix. « Le Conseil national des républicains et son président Frédéric Ntumi Bintsamou constatent avec amertume que les ennemis de la paix sont déterminés à saper le processus de paix et à faire subir le martyr et la désolation aux populations du Congo en général et celles des départements du Pool et de Djoué-Léfini, en particulier », indique le CNR dans sa déclaration.
Selon Rodriguez Mayala, après les évènements tragiques survenus le 11 janvier 2026 à Mindouli, dans le département du Pool, occasionnant les pertes en vies humaines, la Commission ad' hoc mixte paritaire (CAMP) qui s'était retrouvée du 12 au15 janvier 2026 avait publié un communiqué de presse appelant à l'apaisement et demandant aux personnes déplacées de regagner leurs habitations respectives.
« Curieusement, le 16 janvier 2026 tous les sites appartenant au CNR se trouvant sur la route nationale no 1, dans le Pool ont été sauvagement détruits par les éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP). Le 25 janvier 2026 à 9 heures, quatre hélicoptères de combat ont bombardé le village Mihété et la résidence du président du CNR dans le district de Vindza, au moment où les fidèles étaient en plein culte dominical », a dénoncé le secrétaire général adjoint du CNR pour qui ces événements "risquent de compromettre dangereusement les acquis de paix à quelques jours de l'élection présidentielle".
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D'après ce proche du pasteur Ntumi, ces bombardements auraient fait plusieurs blessés et occasionné des dégâts matériels importants, contraignant ainsi les habitants de ces contrées à l'errance perpétuelle. « Le CNR et son président condamnent avec la dernière énergie toutes ces agressions qui risquent de compromettre dangereusement les acquis de paix, l'unité nationale à quelques jours de l'élection présidentielle. Soucieux de préserver les acquis de la paix, le CNR et son président pensent que la guerre fait partie désormais du passé », souligné la déclaration, qui prend l'opinion publique nationale et internationale à témoin que « le gouvernement est seul responsable des actes répréhensibles qui nuisent à la paix, à l'unité nationale et à la démocratie. »