Madagascar: Escroquerie - Trois faux recruteurs interpellés

Trois individus ont été interpellés par la police pour avoir escroqué plusieurs personnes en leur faisant miroiter de faux emplois au Canada, en Suisse et sur des bateaux de croisière.

Deux femmes soupçonnées d'escroquerie sur les réseaux sociaux ont été placées en détention préventive à la maison centrale d'Antanimora, hier, illustrant la montée inquiétante des arnaques liées aux offres d'emploi à l'étranger.

Le commissaire divisionnaire de police Harison Olivier Samy, directeur du contrôle des migrations, a détaillé, lors d'une conférence de presse tenue à Anosy, le mode opératoire de ces pratiques, qui séduisent de nombreux compatriotes en quête d'opportunités hors du pays.

Selon ses explications, l'une des prévenues publiait sur Facebook des annonces promettant des postes au Canada et en Suisse. Les candidats intéressés étaient invités à verser entre trois et cinq millions d'ariary, présentés comme des frais de dossier.

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Une fois l'argent encaissé, le discours changeait : il fallait attendre un accord hypothétique des autorités étrangères. L'affaire s'arrêtait là, sans emploi ni remboursement. Neuf victimes ont déposé plainte auprès du service des enquêtes spécialisées, affirmant avoir perdu des sommes importantes.

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Le commissaire Harison Olivier Samy a rappelé que ce type de stratagème n'est pas un cas isolé. D'autres escroqueries similaires ont été mises à jour, notamment autour de prétendus recrutements pour des bateaux de croisière.

L'autre prévenue et un complice, placé sous contrôle judiciaire, collectaient les dossiers et exigeaient des paiements allant de 500 000 à deux millions d'ariary, parfois assortis de formations fictives organisées dans un hôtel à Toamasina. Dix-sept victimes supplémentaires ont porté plainte, conduisant à leur arrestation.

Face à cette vague d'arnaques, la police appelle à la vigilance. Le directeur du contrôle des migrations insiste sur la nécessité de vérifier toute offre d'emploi auprès du ministère de la Fonction publique, lequel consulte ensuite le ministère des Affaires étrangères afin de confirmer la légalité des démarches. Dans un contexte où les réseaux sociaux regorgent d'annonces alléchantes - certaines authentiques, mais beaucoup frauduleuses - cette vérification demeure la seule garantie pour éviter de tomber dans le piège.

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