Afrique: Dakar et Rabat se voient en moteur de l'intégration africaine avec la ZLECAF

Le Sénégal et le Maroc peuvent être à la pointe de l'intégration économique du continent africain en servant de moteur de la Zone de libre-échange continentale africaine ((ZLECAf), a déclaré, mardi, le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch.

"La ZLECAf est une ambition claire qui vise à faciliter le commerce et encourager l'investissement intra-africain. Le Sénégal et le Maroc peuvent être le moteur de cette dynamique économique pour accélérer l'intégration économique du continent", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement sénégalais coprésidait, avec son homologue marocain Aziz Akhannouch, un forum économique ayant réuni le même jour, dans la capitale économique du royaume chérifien, des investisseurs marocains et sénégalais.

A l'initiative de la Confédération générale des entreprises du Maroc, ce forum est organisé en partenariat avec l'Agence sénégalaise de promotion des investissements et des grands travaux (APIX).

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Il réunit des opérateurs économiques du Sénégal et de la diaspora, ainsi que des investisseurs marocains et étrangers, en présence de plusieurs ministres et diplomates des deux pays.

Selon Aziz Akhannouch, l'intégration économique du continent permettra de "mieux faire face aux attentes qui se résument en termes d'emploi, de coût de la vie, de montée en puissance de la jeunesse, de logements sociaux et tant d'autres défis".

Dans cette optique, le chef du gouvernement marocain mise beaucoup sur le couple Sénégal-Maroc.

"Le Maroc est devenu le premier investisseur africain en Afrique de l'Ouest et le second sur le continent africain", a-t-il fait remarquer, en insistant sur les opportunités que représente, pour son pays, l'axe Dakar-Rabat.

"Le Sénégal nous offre l'accès à la mer, une belle connectivité. Avec sa stabilité politique, la puissance de son Port autonome, Dakar constitue une porte d'entrée majeure en Afrique de l'Ouest", a souligné Aziz Akhannouch.

Selon lui, le Maroc a fait "un choix clair: renforcer sa place de passerelle naturelle entre l'Afrique et le monde en se basant sur ses infrastructures aéroportuaires, portuaires et sa plateforme industrielle et maritime de référence".

Il est par ailleurs revenu, au cours de ce forum, sur la dynamique des investissements marocains au Sénégal où, les entreprises du royaume chérifien sont présentes "surtout dans le secteur des banques, des assurances, des matériaux de construction, de l'immobilier, des fertilisants et de l'industrie pharmaceutique".

Deux panels ont clôturé ce forum économique sénégalo-marocain, dont celui portant sur la présentation des opportunités d'investissement et le climat des affaires dans les deux pays.

Le second panel a réuni des experts et des officiels marocains et sénégalais autour du thème "Les perspectives de développement de nouveaux partenariats économiques Maroc-Sénégal", à la faveur des 17 nouveaux accords de coopération signés lundi par les deux pays à Rabat.

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