Sur les réseaux sociaux et plusieurs médias circulent depuis quelques jours des informations faisant état d'une procédure d'enquête visant les plus hautes autorités congolaises. L'affaire concernerait de prétendus versements de commissions « en lien avec l'obtention de permis pétroliers ».
Dans une déclaration officielle publiée ce 27 janvier, le gouvernement congolais dénonce « des interprétations, allusions, extrapolations ou raccourcis médiatiques sans fondement juridique destinés à porter atteinte à la réputation du chef de l'Etat et de son entourage ». Il appelle « au respect des principes fondamentaux du droit dans le traitement de ce dossier ».
Déclaration officielle du Gouvernement de la République du Congo
Le Gouvernement de la République du Congo a pris connaissance de communications et publications récentes faisant état d'allégations de corruption en lien avec l' attribution de licences pétrolières ; allégations tendant à mettre en cause de manière directe ou indirecte, le Président de la République ainsi que des membres de son entourage.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Le Gouvernement dénonce avec fermeté certaines interprétations, allusions, extrapolations ou raccourcis médiatiques qui tentent de porter atteinte à 1'honneur, à la dignité et à la réputation du Chef de l'État et de son entourage, sans qu'aucun fondement juridique établi ne les étaye.
Le Gouvernement fait remarquer que le Président de la République et les membres de son entourage ne font l'objet, dans ce dossier, d'aucune poursuite judiciaire, de mise en examen ou de décision de justice;
Le Gouvernement relève au contraire que les autorités judiciaires concernées reconnaissent elles-mêmes ne disposer d'aucune compétence juridictionnelle à leur égard et n'ont de ce fait engagé aucune procédure les visant.
Le Gouvernement fait constater par ailleurs que les autorités compétentes indiquent avoir classé sans suite, pour défaut de charges suffisantes, une partie du dossier qu'elles instruisent.
Le Gouvernement rappelle que la gestion des ressources naturelles de la République du Congo s'inscrit dans un cadre légal, institutionnel et contractuel clair, fondé sur des textes adoptés par les autorités compétentes et mis en œuvre sous le contrôle scrupuleux de 1 'État.
Dès lors, toute entreprise opérant sur le territoire national, tenue de se conformer strictement aux lois et règlements de la République, assume seule la responsabilité de ses pratiques internes, y compris lorsque celles-ci font l'objet d'un examen par des juridictions étrangères à notre pays.
Enfin, le Gouvernement réaffirme son engagement constant en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et de la coopération judiciaire, dans le respect mutuel des souverainetés nationales. Cet engagement ne saurait toutefois justifier ni 1 ' atteinte à l'honneur des plus hautes autorités de l'État, ni la mise en cause infondée de personnes qui ne sont ni poursuivies ni condamnées.
La République du Congo demeure un État de droit, attaché à la vérité, à la justice et à la stabilité de ses institutions. Elle ne saurait accepter que des insinuations soient présentées comme des faits avérés, au mépris des principes élémentaires du droit et du respect dû aux institutions souveraines.
Le Gouvernement appelle, en conséquence, à la responsabilité, à la retenue et au respect des principes fondamentaux du droit dans le traitement de ce dossier.
Fait à Brazzaville, le 27 janvier 2026
Le Gouvernement