L'Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) fait son bonhomme de chemin. Placée sous la tutelle du ministère de l'Économie numérique, cette agence a soufflé sa quinzième bougie ce 27 janvier 2026 à Libreville, capitale politique gabonaise. Un heureux événement célébré sous la thématique : « 15 ans au service du numérique gabonais ».
Quinze bonnes années, cela se fêtes. Les agents de l'Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) ont célébré, de concert avec la direction générale, les quinze ans de leur agence. Plusieurs années durant, les équipes ont travaillé d'arrache pied pour donner de la valeur à cette structure numérique qui fait la fierté de l'Etat gabonais.
Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, Directeur général n'a eu de cesse de vanter cette agence et ceux qui, chaque jour, travaillent pour lui donner ses lettres de noblesse. Il a surtout projeté l'institution dans un nouveau cycle, celui de la maturité, de la responsabilité et de la souveraineté numérique.
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L'Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) est un outil technique, aussi acteur stratégique de l'État. À sa création, cette agence se positionnait comme un levier technique au service de la modernisation administrative. Son slogan de l'époque, « vecteur du développement numérique », traduisait une priorité : bâtir les infrastructures, créer les capacités et installer une culture numérique au sein de l'administration.
Quinze ans après, le contexte a profondément évolué. Accélération technologique, dépendances numériques, centralité des données et montée des cybermenaces imposent un changement d'échelle. « Depuis 2024, nous avons choisi de ne plus être seulement un vecteur, mais un bâtisseur. Nous construisons une souveraineté numérique », fait savoir le Directeur général.
Cette souveraineté, selon l'ANINF, se définit comme la capacité de l'État à maîtriser ses infrastructures, ses systèmes, ses fréquences, ses données, sa sécurité et, au fond, ses décisions stratégiques. Le discours du Directeur général a décliné cette ambition autour de quatre piliers structurants.
Le premier est la continuité de l'État, incarnée par la fiabilité des services numériques. « Un service critique qui tombe n'est pas seulement une panne, c'est une perte de confiance et parfois une vulnérabilité nationale », a-t-il souligné.
Le deuxième pilier concerne la gouvernance des données, considérées comme un patrimoine stratégique devant être organisé, protégé, tracé et exploité au service de la décision publique.
Le troisième pilier est la cybersécurité, présentée comme une condition de fonctionnement des systèmes et non comme un simple ajout technique.
Enfin, le quatrième pilier repose sur la maîtrise des compétences, la souveraineté numérique étant avant tout portée par des femmes et des hommes formés, encadrés et soumis à une discipline opérationnelle exigeante.
À quinze ans, l'ANINF affiche ainsi une ambition claire : ne plus seulement exister, mais délivrer, avec fiabilité, sécurité et cohérence, les fondations numériques de l'État gabonais, dans la vision portée par le Président de la République, Chef de l'État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema.