Ile Maurice: Sept rebelles sous les verrous et un vagabond à l'air libre

L'affaire des incidents survenus à la plage publique de Palmar connaît un nouveau développement judiciaire.

Les huit personnes interpellées se sont présentées hier devant la cour de Flacq. À l'issue de leur comparution, sept d'entre elles ont été provisoirement inculpées de rébellion et maintenues en détention, tandis qu'un huitième a été provisoirement inculpé sous une accusation de Rogue and Vagabond et libéré sous caution.

Selon la police, les sept accusés détenus font face à une accusation provisoire de rébellion, une infraction liée à des actes de résistance ou d'opposition envers les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions. La poursuite s'est opposée à leur remise en liberté conditionnelle, et ils ont été reconduits en cellule policière dans l'attente de la suite des procédures. L'accusé en conditionnelle devra, pour sa part, respecter les conditions imposées par la cour. Ils comparaîtront tous de nouveau devant la cour de Flacq le 3 février.

Violences policières ?

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Parallèlement, l'affaire est marquée par les déclarations de Me Pravesh Nuckcheddy, avocat de l'un des accusés maintenus en détention. Celui-ci affirme que son client aurait été victime de brutalités policières lors de son arrestation et n'aurait pas reçu les soins nécessaires. Selon l'avocat, son client présenterait encore des ecchymoses, photos à l'appui, et une plainte devrait être déposée.

Me Nuckcheddy s'interroge également sur la décision de refuser la liberté conditionnelle à son client, soulignant que ce dernier aurait un casier judiciaire vierge. À ce stade, aucune communication officielle n'a été faite par la police concernant ces allégations, et il n'a pas été confirmé si une enquête interne a été ouverte.

La libération sous caution d'un seul accusé a par ailleurs suscité une polémique. Me Nuckcheddy affirme que la personne libérée serait le neveu d'un ministre, sans qu'aucune confirmation officielle n'ait été apportée quant à ce lien ou à une éventuelle influence sur la décision judiciaire. En droit, l'octroi de la liberté sous caution repose notamment sur la nature de l'accusation et les risques d'entrave à l'enquête.

Pour rappel, l'affaire fait suite à une intervention policière visant à mettre fin à des nuisances sonores à la plage de Palmar. Selon la version policière, la situation aurait dégénéré. L'enquête a également révélé qu'un des individus interpellés aurait faussement affirmé appartenir à l'Anti-Drug and Smuggling Unit, une déclaration actuellement examinée par les autorités.

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