Mon grand père s'évertuait à me dire souvent : "dans ce monde, si tu n'as pas de personne - miroir dont le regard serait à la fois une boussole qui te guide et une autorité suprême qui t'aide à rester Homme, c'est que tu es devenu un KAI".
Il qualifiait ainsi ces hommes réduits à courir derrière un troupeau toute leur vie...Non qu'il les méprisait, mais il expliquait ainsi par l'image, l'incroyable pouvoir décisionnel des bêtes sur le comportement de tels individus...
Dès lors, si dans ce monde, tu n'as personne qui soit ton miroir, ton conseiller, ton juge, ton prude, ton aristarque, tu es un KAÏ. Voyez- vous, même le Président des USA, se fait conseiller et a des conseillers, même Nelson Mandela, se faisait conseiller et avait des conseillers... Même des Juristes éminents comme Maurice Kamto, qui conseillent des états, se font conseiller car il appartient à un corps de métier, dans lequel la confrontation des idées, la discussion et le débat, renseignent chaque jour, celui qui opine, sur les limites de sa pensée, de son intelligence, sur la relativité de ses certitudes.
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La dictature au Cameroun, a secrété une myriade d'êtres, hors du temps, hors du droit, qui ne respectent rien, y compris des décisions de justice. Ces bébés tyrans aujourd'hui, y infestent tous les aspects de la vie publique et sociale. Ils sont les artisans de la dictature décentralisée, qui contribuent à faire de ce pays, une reproduction parfaite de l'Etat de Nature que décrivait Thomas Hobbes, un État Sauvage, dans lequel l'intolérance des gens, les amène même à oublier, comme Robinson Crusoé dans son île, que la vie existe au-delà de l'étendue d'eau qui les entoure.
Développer les convergences politiques
Nous pouvons tous nous tromper, c'est d'ailleurs pourquoi nous sommes des Hommes. C'est pourquoi nous devons pouvoir développer l'intelligence de la composition, qui est celle des grands esprits qui dominent le monde et dont le rayonnement traverse les siècles, et non l'intelligence du clivage, qui se réduit à couper dans l'opinion sa part d'adeptes.
Si nous voulons être utiles pour notre pays, sortons de nos certitudes absolues. À ce propos, Francis Bacon disait : "si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes".
Dans cet ordre d'idées, combattre Maurice Kamto ou Issa Tchiroma Bakary, c'est proprement faire le jeu du pouvoir. Il faut travailler sur les Convergences et donc réduire les idées qui prônent le clivage dans l'opposition à Biya.