À l'issue de deux jours de travaux, la réunion préparatoire de haut niveau a dégagé une feuille de route claire en direction de la Conférence des Nations unies sur l'eau, prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abou Dhabi (Émirats Arabes Unis). Le ministre sénégalais de l'Hydraulique et de l'Assainissement Cheikh Tidiane Dièye a identifié trois leviers structurants, soutenus par l'ensemble des partenaires internationaux.
La réunion préparatoire à la Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026 s'est achevée hier au Centre de Conférences Abdou Diouf de Diamnadio (Cicad) sur l'urgence de passer des engagements politiques à l'action concrète. Devant près de 3.000 participants, le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a décliné trois leviers destinés à structurer l'action collective jusqu'à Abou Dhabi qui accueillera la Conférence des Nations Unies sur l'eau du 2 au 4 décembre 2026.
Le premier concerne l'élaboration d'un cadre cohérent et intégré pour l'eau, capable de relier décisions politiques et mise en œuvre. « Nous devons dépasser la fragmentation pour obtenir des résultats mesurables », a souligné le ministre. Le deuxième levier vise le renforcement de la régularité des conférences onusiennes sur l'eau, afin d'ancrer durablement cette ressource au cœur de l'agenda international, au-delà de 2030. « La question n'est plus de réfléchir, mais de transformer nos engagements en actions », a rappelé Álvaro Lario, président d'Onu-Eau.
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Le troisième levier porte sur le renforcement de la coordination des partenariats et des mécanismes de coopération, notamment autour des accélérateurs de l'Objectif de développement durable 6. « Le statu quo n'est plus une option, nous devons changer de méthode et agir maintenant », a insisté Abdulla Balalaa, ministre adjoint des Affaires étrangères des Émirats arabes unis. Les Nations unies ont, pour leur part, mis en avant la dimension transversale de l'eau. « L'eau est au coeur de la stabilité, du développement et de la résilience climatique », a rappelé Li Junhua, secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales.
De son côté, Retno L. P. Marsudi, envoyée spéciale du Secrétaire général pour l'eau, a souligné que « l'eau ne doit jamais être une source de division, mais un bien commun à protéger ensemble ». Étape clé du processus préparatoire, la réunion de Dakar ouvre ainsi la voie à la Conférence des Nations Unies sur l'eau, co-organisée par les Émirats Arabes unis et le Sénégal.