Ile Maurice: 17 cas, dont 3 actifs, depuis le début d'année

La densité vectorielle, un élément clé dans la prévention de la propagation du chikungunya, a toute l'attention des autorités sanitaires. Selon le Dr Fazil Khodabocus : «Le département de virologie travaille actuellement sur un rapport afin d'évaluer la densité de moustiques à travers le pays». Il précise que l'indice de Breteau, qui mesure la présence de gîtes larvaires, demeure élevé dans certaines régions, augmentant ainsi le risque de transmission.

Parmi les 17 cas recensés à ce jour, trois cas actifs de chikungunya sont soignés à Rose-Hill, Roches-Brunes et Camp-le-Vieux. «Leur état est stable et fait l'objet d'un suivi médical étroit. Aucun cas grave n'a été signalé jusqu'ici et les soins appropriés sont assurés conformément aux protocoles établis», nous rassure le Dr Fazil Khodabocus.

Sporadiques

Un nouveau cas a été signalé le lundi 26 janvier à Camp Levieux. Il s'ajoute aux deux autres cas actifs, localisés à Cité La Cure et Sainte-Croix. Bien que la situation globale demeure stable, les autorités notent l'apparition de cas sporadiques dans différentes régions.

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Face à cette situation, des réunions de coordination ont été organisées dans les zones affectées. Ces team meetings rassemblent notamment les autorités locales, le local government ainsi que le ministère de l'Environnement. L'objectif est de renforcer les actions sur le terrain afin de contenir la propagation des infections, dans les zones touchées, et à l'échelle nationale.

Cependant, malgré les mesures mises en place, de nouveaux cas continuent d'être détectés dans différentes régions, notamment à Sainte-Croix et à Cité La Cure, ce qui renforce la nécessité d'une vigilance continue. Les autorités rappellent que les conditions climatiques actuelles, marquées par des pluies intermittentes, favorisent la prolifération des moustiques.

Prévention = Protection

Le Dr Fazil Khodabocus lance ainsi un appel à la population pour adopter des gestes de prévention essentiels. Il recommande de se couvrir correctement, de protéger particulièrement les nourrissons, d'éliminer les lieux propices à la reproduction des moustiques, de couvrir les réservoirs d'eau, de changer l'eau des fleurs au moins une fois par semaine, de se débarrasser des objets usagés tels que les boîtes de conserve et de bien fermer les poubelles. L'utilisation de larvicides, notamment les granulés verts, est également encouragée.

Enfin, le Dr Fazil Khodabocus rappelle que «la prévention reste la meilleure arme pour protéger la santé publique», d'où l'importance de consulter rapidement un médecin et de se faire tester en cas de symptômes évocateurs du chikungunya, tels que des douleurs musculaires et articulaires, de la fièvre, ainsi que des rougeurs cutanées.

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