Après un mois et demi de grève, les enseignants et le gouvernement gabonais sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi à un accord de sortie de crise. Selon ce texte, le gouvernement a donné satisfaction à plusieurs revendications des enseignants. Ces derniers réclamaient des recrutements, des avancements et des reclassements gelés depuis 10 ans.L'accord a été signé mais les enseignants n'ont pas encore appelé formellement à une reprise des cours.
Selon le protocole de sortie de crise, près de 400 enseignants seront intégrés à la fonction publique. 1 800 bénévoles percevront un présalaire. Et 5 000 enseignants pourront bénéficier des avancements ou des reclassements, selon un chronogramme qui s'étalera jusqu'en décembre 2026. Paul Alain Evouna est l'un des 9 négociateurs de SOS Éducation, mouvement à l'origine de la grève : « Il y a eu beaucoup d'avancées et tout le monde a été pris en compte pour que personne ne dise qu'il n'est pas concerné. »
SOS Éducation annonce des assemblées générales samedi pour recueillir l'avis de sa base. Accusé d'ignorer la souffrance des élèves qui ne partaient plus à l'école depuis un mois et demi, l'UDB, le parti du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema a promptement réagi après la signature de cet accord.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
« C'est près de 6 958 situations qui vont être mises en mouvement pour un impact budgétaire de 16 milliards de francs CFA [environ 24,4 millions d'euros] pour que nos enfants repartent dans les écoles, précise Julien Florent Assoumou Akue, député et président du groupe parlementaire de l'UDB. Vraiment chapeau pour ce qui a été fait ».
Tous les obstacles semblent désormais être levés pour une véritable reprise des cours dans tout le pays.
