Le Conseil de la Fédération internationale de football association (Fifa) vient de se saisir de la situation que traverse le football congolais depuis la levée de la sanction.
Quand ce Conseil se saisit d'une affaire d'ingérence, cela présage un danger constant et imminent qui peut dans un laps de temps replonger le football congolais dans une crise. Les sanctions qui vont cette fois ci être prononcées contre le Congo vont être lourdes de conséquences. Cinq ans c'est la fourchette. Et c'est la jeunesse qui paiera le prix. Car les faits qui sont reprochés à l'Etat congolais vont à l'encontre des statuts de la FIFA et de la CAF mêmes ceux de la Fédération congolaise de football.
Comme qui dirait les mêmes causes produiront les mêmes effets. La FIFA qui sait lire entre les lignes voit l'ingérence dans l'opposition de l'Etat congolais sur le nombre d'équipes devant participé au championnat national Ligue1 dit de relance. Les clubs se sont prononcés sur un championnat à 16 équipes mais le ministre des Sports s'y oppose. En plus la fermeture des stades empêchant le ballon de rouler sur les pelouses congolaises depuis la levée de la sanction donne plus de sens à ce que l'organe faîtière du football mondial redoute. Car il a été démontré qu'au Congo, les installations sportives appartiennent toutes à l'Etat congolais. La Fecofoot ne peut les utiliser sans autorisation.
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La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est des poursuites judiciaires engagées par l'État congolais contre les membres du Comité exécutif de la Fédération congolaise de football en plein exercice de leur mandat avec pour conséquence l'interdiction de quitter le pays pour assister aux congrès et autres manifestations internationales aux desquels ils sont invités pour porter la voix du Congo auprès des instances comme la Fifa et la CAF.
La récente annulation de l'assemblée générale ordinaire sur ordonnance de la justice congolaise rend la probabilité de la sanction plus élevée parce que la Fifa ne jure que sur le respect des statuts et n'accepte pas l'ingérence des tiers.