La manne financière et les possibles gains issus du pétrole retissent les liens entre Alger et Niamey. Alors que les tensions sont vives depuis avril 2025 entre l'Algérie et l'AES, particulièrement avec Bamako - l'armée algérienne avait abattu un drone malien dans le nord du pays - la visite officielle d'une importante délégation de l'État algérien à Niamey a visiblement calmé les esprits.
C'est à la Présidence que s'est jouée l'étape principale de cette tournée. Reçu par le général Abdourahamane Tiani, le ministre algérien du Pétrole, Mohamed Arkab, a indiqué être venu avec un message du chef de l'État algérien Abdelmadjid Tebboune : « L'Algérie est venue avec une forte délégation aujourd'hui pour transmettre ce message du président de la République : nous sommes à vos côtés, nous sommes des pays frères. Nous allons réussir ensemble ».
Réussir sur deux projets. Notamment l'exploitation du champ pétrolier de Kafra situé au nord du Niger. Renouvelé en février 2022, le permis d'exploitation est partagé entre les deux États. La phase d'exploration est toujours en cours.
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L'Algérie, qui souhaite se diversifier et se développer sur le continent africain, tente aussi avec le Nigeria de faire avancer le chantier du gazoduc transaharien (TSGP). 4100 kilomètres entre les deux États, 13 milliards de dollars d'investissements. 70 % de cette structure est achevée mais les travaux, qui doivent être pris en charge par l'Algérie et le Nigeria, n'ont pas débuté au Niger. Alger a donc tout intérêt à retisser des liens diplomatiques mais surtout économiques avec Niamey.
