Congo-Brazzaville: Trois questions à Abed Okanguebe et Geordy Obili, fondateurs du champagne Mea Makoua

Le champagne Mea Makoua à la touche du savoir-faire congolais a coulé à l'ambassade de la République du Congo et à Brazzaville depuis le début de l'année. Les deux fondateurs Geordy Obili et Abed Okanguebe, d'une même voix, expliquent pourquoi autant de bulles consommées dans le cadre unique du showroom ultramoderne. Interview.

Comment est conçu le champagne Mea Makoua ?

Abed Okanguebe (A.O.) : Je réponds au nom de Geordy Obili et moi-même. Nous avons fait le choix de concevoir un champagne d'exigence absolue, élaboré à partir de raisins classés Premiers Crus et Grands Crus, afin de garantir une qualité irréprochable et une expression fidèle des meilleurs terroirs champenois. De par sa traçabilité, nous avons obtenu un champagne baptisé Mea Makoua.

Il est élaboré, de la première phase de conception à la dernière, en Champagne, dans le strict respect de l'Appellation d'Origine Contrôlée, en collaboration avec un vigneron indépendant que nous qualifions d'exceptionnel par sa manière de travailler. Ensemble, chaque cuvée est travaillée de manière artisanale, avec une attention particulière portée au temps, à la précision et à l'équilibre escompté.

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Nos cuvées vieillissent volontairement plus longtemps que la moyenne, permettant de développer une complexité aromatique plus profonde, une texture plus aboutie et une élégance durable. Le dosage est ensuite ajusté avec finesse afin de signer le style Mea Makoua, notre touche du savoir-faire congolais : structuré, raffiné et identitaire.

Au final, nous livrons un Mea Makoua, champagne au savoir-faire porté par une vision congolaise, tout en répondant aux qualités et caractéristiques environnementales.

C'est du fait qu'il porte une vision congolaise que vous avez axé sa promotion à l'ambassade de la République du Congo à Paris, et au grand public à Brazzaville ?

Les premières étapes ont été celles de présentations à Paris et Brazzaville. Nous avons eu le devoir et l'obligation de tenir les consommateurs informés, tant à la représentation de notre pays à Paris qu'à ceux de Brazzaville, sur ce qui compose Mea Makoua, et notamment ses qualités et caractéristiques environnementales.

Nous avons pu installer son image, faire le récit clair, compréhensif, et sincère, dans la transparence et la légitimité de notre maison. Nous sommes désormais dans une phase de consolidation et de sélection.

Nous ne cherchons pas une diffusion massive immédiate, mais une implantation maîtrisée auprès de prescripteurs, de lieux premium et de partenaires alignés avec l'ADN de notre champagne.

Cette étape vise à renforcer la crédibilité de notre champagne, affiner son discours et préparer une montée en puissance, à la fois en Afrique, en Europe et aux États-Unis, et au-delà.

Où prévoyez-vous de faire couler la cuvée de Mea Makoua pour cette montée en puissance ?

Comme je l'ai signalé dès le départ, Geordy Obili et moi-même, oeuvrons pour une production ayant vocation à circuler dans des lieux de caractère établissements haut de gamme, événements culturels et cercles privés en Afrique centrale, en Afrique de l'Ouest, en Europe, et dans certaines capitales internationales sensibles aux nouvelles maisons de luxe identitaires.

Dans cette dynamique, travailler avec les ambassades congolaises à travers le monde constitue le levier le plus efficace et le plus rapide pour inscrire Mea Makoua sur la scène internationale. Les ambassades sont des espaces naturels de représentation, de diplomatie culturelle et d'excellence, parfaitement alignés avec l'ADN de la maison.

L'objectif n'est pas simplement de vendre du champagne, mais de faire voyager une histoire, une vision et une fierté. Comme nous l'affirmons, Mea Makoua est pensé comme un champagne de représentation, de célébration et de transmission, avec une ambition claire, mettre le Congo et l'Afrique à la table des grands vins du monde, en respect des diverses réglementations en vigueur.

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