La rébellion des Forces démocratiques alliées (ADF) est responsable de certaines des violences les plus atroces commises en République démocratique du Congo. C'est la conclusion d'un rapport publié par l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, Ebuteli.
Selon ce document, les ADF commettent ces massacres non seulement pour recruter de nouveaux combattants, mais aussi pour saper la légitimité des gouvernements qui les combattent. L'étude constitue un cas d'école sur les stratégies d'adaptation d'un groupe extrémiste violent lorsqu'il est confronté à des opérations militaires.
Le rapport indique que les ADF ont progressivement fui vers les territoires d'Irumu, puis de Mambasa, et enfin de Lubero, tout en continuant de perpétrer des massacres. Cette mobilité illustre leur capacité à se replier et à maintenir une pression constante sur les populations civiles.
Le lundi 26 janvier dernier, des équipes de secours, appuyées par les FARDC et des jeunes volontaires, ont récupéré les corps de vingt-cinq personnes tuées la veille par les rebelles ADF dans la chefferie de Walese Vonkutu, en Ituri.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Cette rébellion continue à commettre des exactions dans plusieurs localités de la province de l'Ituri, mais aussi dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu. Les massacres récurrents rappellent l'urgence d'une réponse militaire et politique plus efficace pour protéger les populations civiles.