Dans le cadre du renforcement du système de santé sénégalais, la coopération japonaise a tenu hier, mercredi 28 janvier 2026, la 8ème réunion semestrielle de suivi de ses interventions dans le domaine de la santé. L'objectif est d'échanger sur le niveau de mise en oeuvre des projets, d'apprécier les progrès, le relèvement des défis, d'analyser les contraintes et de proposer les solutions idoines.
Le Japon est devenu un partenaire stratégique pour le Sénégal dans le renforcement de sa politique sanitaire. Depuis plusieurs années, l'Agence de coopération internationale du Japon (JICA) mène des activités allant dans le sens de la formation du personnel sanitaire, le renforcement du plateau médical mais aussi l'extension des services de santé.
Hier, mercredi 28 janvier 2026, les acteurs ont tenu leur 8ème réunion semestrielle de suivi, en harmonisant les interventions de la coopération japonaise et en optimisant leur efficacité et leur efficience. Selon le secrétaire général du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, Serigne Mbaye, qui a présidé la réunion, «l'objectif de ce Copil intégré est d'échanger sur le niveau de mise en oeuvre des projets, d'apprécier ses progrès, le relèvement des défis, d'analyser les contraintes et de proposer les solutions idéales».
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Lors de ladite réunion, les acteurs ont d'abord statué sur les recommandations de la précédente rencontre avant de définir la nouvelle feuille de route. A cet effet, le premier adjoint au Représentant-résident de la JICA, Erina Ogata, a souligné que huit recommandations importantes ont été formulées lors de la dernière réunion de Copil. Parmi celles-ci, deux concernent le prêt concessionnel, d'environ 50 milliards francs CFA qui doivent contribuer au renforcement de la couverture sanitaire universelle.
«Trois tranches ont été versées directement dans les comptes du Trésor public, conformément aux dispositions de l'accord. Malheureusement, le dégagement de la quatrième et dernière tranche, espérée vivement en 2025, n'a pas eu lieu, pour cause de la non-réalisation des deux actions politiques restant dans les délais impartis. Il y en a au niveau des ministères concernés, à savoir le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique (MSHP) et le ministère de la Famille et de l'Action sociale (MFAS)» a-t-elle évoqué. Et d'ajouter : «néanmoins, nous saluons les efforts déjà consentis par la partie sénégalaise pour faire avancer ce dossier et espérons qu'ils permettront de respecter le calendrier proposé par la JICA».
Revenant sur la dernière tranche de financement, Mme Ogata a renseigné qu'au lieu du dégagement de 3 milliards de yens restant avant la clôture de l'année fiscale japonaise en mars 2026, les procédures de la JICA prévoient une post-évaluation pour mesurer le niveau d'atteinte, trois ans après la fin du projet. «Nous souhaitons appeler à la poursuite des efforts afin d'atteindre l'objectif global des projets dans les directions concernées, l'amélioration de la qualité du stage clinique des infirmiers et sages-femmes, le projet de renforcement des soins de santé maternelles et néonatales présumés base 3 et le projet de renforcement des capacités des unités et soins intensifs utilisant la télémédecine dans le contexte de la pandémie de Covid-19», a rappelé Mme Ogata.
Quant au conseiller, chef de mission adjoint de l'Ambassade du Japon, Yoshiaki Hatta, il a évoqué les nouveaux projets en suspension concernant le plan d'utilisation du Centre pour la santé de la mère et de l'enfant de l'École nationale de développement sanitaire et social (ENDSS), soulevée lors de la précédente réunion du Copil. «Nous espérons que les discussions efficaces entre toutes les parties concernées et au sein du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique permettront d'aboutir à des solutions concrètes, entre autres, comme un arrêté ministériel relatif au rattachement du centre à la Direction régionale de la Santé de Dakar», a-t-il avancé.
Et d'attester : «je voudrais aussi encourager toutes les parties concernées à accélérer les discussions qu'elles avaient entamé avant la dernière réunion et à trouver une solution dans les meilleurs délais en vue de lancer, sans perdre davantage de temps, le projet d'extension du Centre national de formation des techniciens de maintenance hospitalière, financé à partir de fonds de contrepartie de l'Assistance alimentaire du Japon».