Garoua s'est réveillée sous le choc ce mercredi 28 janvier 2026. Vers 3h20 du matin, un violent incendie s'est déclaré au Grand Marché de Garoua, plus précisément dans la zone du marché Mbororo.
Les flammes ont dévoré plusieurs boutiques abritant principalement des ateliers de couture, causant des pertes matérielles considérables pour les commerçants.
Une intervention rapide pour limiter la catastrophe
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Alertés par les riverains et les commerçants du secteur, les services d'urgence ont rapidement convergé vers les lieux du sinistre. Leur réactivité a permis de circonscrire le feu avant qu'il ne se propage aux commerces adjacents et aux autres sections du marché. Sans cette intervention décisive, c'est l'ensemble de la structure commerciale qui aurait pu partir en fumée.
Une série noire qui interpelle
Cet incendie du marché Mbororo s'inscrit dans une série préoccupante de feux qui frappent régulièrement les marchés camerounais. La récurrence de ces incidents pose la question des normes de sécurité appliquées dans ces espaces commerciaux où se côtoient matériaux inflammables, installations électriques souvent vétustes et forte concentration humaine.
L'appel urgent des pompiers
Face à cette multiplication des sinistres, le 30ème Groupement de Sapeurs-Pompiers a lancé un appel solennel aux commerçants et usagers des marchés. La consigne est claire et impérative : débrancher systématiquement tous les appareils électriques avant la fermeture des boutiques. Cette mesure simple pourrait éviter de nombreux départs de feu liés aux courts-circuits et aux surchauffes d'équipements laissés sous tension.
Des ateliers de couture particulièrement vulnérables
Les ateliers de couture de Garoua figurent parmi les espaces les plus exposés aux risques d'incendie. Machines à coudre électriques, fers à repasser, stocks de tissus hautement inflammables : tous ces éléments constituent un cocktail dangereux lorsque les règles élémentaires de prévention des incendies ne sont pas respectées. Les couturiers, souvent contraints de travailler tard, oublient parfois de vérifier l'état de leurs installations avant de quitter leur atelier.
Des pertes qui hypothèquent l'avenir
Pour les commerçants touchés, ce drame représente bien plus que la destruction de marchandises. C'est l'anéantissement de mois, voire d'années de travail et d'investissement. Dans un contexte économique déjà difficile, beaucoup n'ont ni assurance ni capacité financière pour redémarrer rapidement leur activité. La solidarité communautaire sera déterminante pour leur permettre de se relever.
Une prise de conscience nécessaire
Au-delà des dégâts matériels immédiats, cet incendie doit servir d'électrochoc. Les autorités municipales et les associations de commerçants doivent impérativement collaborer pour mettre en place des protocoles de sécurité stricts, former les usagers aux gestes qui sauvent et moderniser les infrastructures électriques vieillissantes des marchés. Combien d'incendies faudra-t-il encore avant que la prévention devienne une priorité absolue dans nos espaces commerciaux ?