En termes de biodiversité, Madagascar vient d'adopter un tournant stratégique.
Le Conseil des ministres du 27 janvier 2026 a validé la Stratégie et le Plan d'Action National pour la Biodiversité (SPANB). Une décision politique majeure pour un pays considéré comme l'un des derniers grands sanctuaires de biodiversité mondiale, mais aussi confronté à de profondes fragilités environnementales et socio-économiques.
En effet, la validation de la SPANB intervient dans un contexte d'urgence écologique et vise à fixer un cadre stratégique clair pour enrayer la perte de biodiversité, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir une utilisation durable des ressources naturelles.
En s'alignant sur les engagements internationaux, notamment la Convention sur la diversité biologique, Madagascar cherche aussi à renforcer sa crédibilité sur la scène environnementale mondiale.
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Défis
Au-delà de l'affichage politique, les enjeux résident dans la mise en œuvre concrète du plan. La SPANB implique une coordination étroite entre ministères, collectivités territoriales, société civile et communautés locales, souvent en première ligne de la gestion des ressources naturelles.
Elle suppose également des financements conséquents, dans un pays où les moyens publics restent limités. Si elle est correctement appliquée, la stratégie pourrait contribuer à concilier conservation de la biodiversité et développement durable, en intégrant les besoins des populations rurales. À l'inverse, en l'absence de mécanismes solides de suivi, de financement et de gouvernance, elle risque de n'être qu'un document de référence de plus.