Congo-Kinshasa: Le gouvernement provincial de Kinshasa interdit les morgues clandestines et autonomes

29 Janvier 2026

Face à la prolifération incontrôlée des morgues à Kinshasa, le ministère provincial de la Santé publique a décidé de sévir. Dans un communiqué publié il y a quelques jours, l'autorité urbaine a interdit l'installation et l'exploitation de toute morgue non conforme aux normes nationales, soulignant les risques sanitaires majeurs pour la population environnante.

L'objectif affiché par le ministère provincial de la Santé de Kinshasa est triple : protéger la santé publique, garantir le respect de la dignité humaine et restaurer l'ordre sanitaire dans une capitale où les services funéraires échappent de plus en plus au contrôle étatique.

La fin des morgues « de quartier »

Le constat est alarmant : des centaines de morgues sont répertoriées dans presque tous les quartiers de la capitale, souvent au mépris des règles de zonage. Dans des communes comme Kalamu ou Limete, certaines de ces installations se trouvent à proximité immédiate des habitations, exposant les résidents à des risques de maladies et à des nuisances environnementales.

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La nouvelle réglementation rappelle une norme fondamentale, celle de l'adossement hospitalier obligatoire. En effet, une morgue ne peut être construite, ouverte ou gérée que par un hôpital dûment agréé. Aucune personne physique, société commerciale ou structure non hospitalière n'est donc autorisée à exploiter une morgue de manière autonome.

Des conditions d'exploitation durcies

Le ministère provincial de la Santé tape du poing sur la table et fixe des lignes rouges strictes. Il est désormais formellement interdit :

De construire une morgue sans disposer d'un hôpital agréé.

D'ouvrir ou d'exploiter une morgue sans l'autorisation préalable écrite du ministre provincial.

De fonctionner en violation des normes techniques et sanitaires (hygiène, salubrité et sécurité).

Certification obligatoire du personnel

Au-delà des infrastructures, le facteur humain est également pris en compte. Pour garantir un traitement digne et professionnel des dépouilles, le ministère exige désormais que toute personne travaillant au sein d'une morgue bénéficie d'une certification officielle.

Cette mesure vise à professionnaliser le secteur et à mettre fin aux pratiques artisanales qui ne respectent pas les protocoles de conservation et de manipulation des corps. Les contrevenants s'exposent désormais à des sanctions sévères et à la fermeture immédiate de leurs installations.

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