Responsabilité, discipline et continuité dans les temps sensibles. Il est des moments dans la vie d'un État où la responsabilité devient une exigence concrète et où la discipline institutionnelle s'impose comme une condition essentielle de stabilité, de paix et de continuité nationale. La Côte d'Ivoire traverse l'un de ces moments. Un temps où l'essentiel n'est ni la surenchère politique ni l'occupation de l'espace médiatique, mais la préservation de l'équilibre républicain et de la confiance dans les institutions.
Un État solide ne se mesure pas à l'intensité des discours, mais à la constance de ses institutions, à la retenue de ses responsables et à la capacité collective à privilégier la responsabilité sur l'impatience. L'État n'est ni une personne ni une émotion passagère. Il est une continuité faite de règles, de pratiques et de femmes et d'hommes appelés à servir dans le respect de l'ordre républicain. Dans une démocratie mûre, cette continuité va de pair avec deux exigences indissociables, le mérite et la représentativité des sensibilités politiques.
Le pouvoir ne saurait s'exercer durablement ni équitablement sans l'implication effective de celles et ceux qui ont activement contribué à l'asseoir et à en garantir la légitimité démocratique. La discipline institutionnelle n'est pas une contrainte, mais une protection collective. Elle permet aux transitions de s'opérer sans heurts et préserve la paix comme bien commun fondamental.
Dans ces périodes, la sagesse du pouvoir réside aussi dans la capacité à consolider, à transmettre et à laisser les institutions parler d'elles-mêmes. La paix, l'ordre et le dialogue demeurent les voies les plus sûres pour bâtir une Nation durable. La Côte d'Ivoire a progressé chaque fois que le sens de l'État, le mérite et l'inclusion ont primé sur les intérêts immédiats. Cette exigence doit continuer de guider l'action publique.
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Les générations passent, les contextes évoluent, mais la République demeure, à condition que la responsabilité, la discipline, le mérite et la représentativité démocratique soient placés au-dessus de toute autre considération.
Fait à Abidjan, le 29 janvier 2026