À l'approche du 28 février, date limite posée ou imposée (c'est selon) par la SADC pour la présentation d'un projet de Feuille de route par la République de Madagascar, censée être en cours de refondation, les politiciens de tous bords s'agglutinent sur les bas-côtés pour faire du stop.
Après avoir joué les « mpijapy train » du temps du TGV, bon nombre de courtisans rêvent de trouver des places à bord de la « charrette de la Refondation », pour reprendre la métaphore utilisée par celui qui conduit l'attelage gouvernemental. Du moins pour le moment. En effet, une Feuille de route suppose en principe un Premier ministre de consensus et une clé de répartition des portefeuilles. D'où les gesticulations et les déclarations actuelles des états-majors politiques, coutumiers du fait dans la course effrénée aux « seza ». Tel que c'était le cas en 2009, au Paon d'Or, tous les convives veulent avoir leur part du gâteau, même si le nombre de portions est forcément limité.
En tout cas, il n'y en aura jamais assez pour tous les acteurs politiques, dont la plupart ont disparu de la scène. Notamment électorale. Il y a des sans grades et ceux dont l'avis compte peu dans le rapport de forces actuel. Sans compter les 103 partis et parti...cules qui ont signé un semblant d'accord politique sous les tribunes du « Kianja Barea », dans le fol espoir de monter sur le terrain, quitte à jouer à huis clos.
Faute de supporters acquis à leur cause et souvent déboussolés par leur jeu, ponctué de passes à l'adversaire. Certains n'hésitent même pas à tacler leurs anciens coéquipiers, voire à marquer contre leur propre camp. Le but - au propre comme au figuré - étant de figurer à tout prix dans la Feuille de match, ou plutôt dans la Feuille de route. Sous peine d'attendre quatre ans sur les bas-côtés avant de connaître un autre 28 février.
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