Gabon: La famille Bongo porte sa bataille judiciaire devant la cour africaine et l'ONU

31 Janvier 2026

L'affaire judiciaire qui secoue le Gabon prend une nouvelle dimension internationale. Après un procès retentissant à Libreville, la famille Bongo intensifie son offensive judiciaire en saisissant des instances supranationales. Cette stratégie transforme un dossier pénal national en un test pour la justice internationale en Afrique.

Une condamnation qui n'éteint pas le feu

En novembre, la cour criminelle spéciale de Libreville a condamné par contumace Sylvia et Noureddin Bongo à de lourdes peines pour des faits de détournement de fonds publics. Plutôt que de signer la fin des hostilités, ce verdict a acté un changement de terrain. L'exécutif gabonais, victorieux en interne, se retrouve désormais sur la défensive face à une procédure délocalisée qui le met face à ses responsabilités sur la scène mondiale.

Le nouveau front international

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Le bras de fer se déporte désormais devant l'ONU et, surtout, la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. La famille de l'ancien président allègue vraisemblablement des violations des procédures judiciaires et des droits fondamentaux. Cette manoeuvre vise à délégitimer le processus gabonais au profit d'une arène où le rapport de force politique est différent. C'est une bataille pour la narration de l'événement, entre crime financier et persécution politique.

Les enjeux d'une bataille symbolique

Cette escalade judiciaire dépasse largement le cas individuel. Elle pose une question fondamentale sur l'équilibre des pouvoirs en Afrique post-transition. La Cour africaine des droits de l'homme peut-elle devenir un recours systématique pour les anciens régimes contestant leur mise en accusation nationale ? La réponse engagera la crédibilité de cette institution et enverra un signal à toutes les élites du continent.

La communauté internationale doit-elle lire cette affaire comme la poursuite légitime d'un procès équitable, ou comme l'ultile manoeuvre d'un système en sursis pour échapper à sa propre justice ?

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