Entre Congrès et Convention, les formations politiques livrent depuis quelque temps leurs rapports de fin d'exercice dans la perspective d'un nouveau départ à la veille de l'élection présidentielle de mars prochain.
L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), comme le Parti congolais du travail (PCT), ont tenu leurs congrès respectifs en fin d'année dernière. À l'issue de ces assises, les deux partis ont annoncé des choix qui ne remettent pas en cause leur volonté de poursuivre le combat politique pour lequel ils ont été créés : cap sur la présidentielle pour le PCT, grand bon pour l'Upads qui a décidé, ainsi qu'elle l'avait fait en 2021, de ne pas présenter de candidat misant sur les législatives de 2027.
Qu'en est-il du Parti républicain et libéral (PRL) réuni en Convention nationale du 29 au 31 janvier à Brazzaville ? À l'ouverture des travaux, son principal dirigeant, Thomas Antoine Nicéphore Fylla Saint-Eudes, a presque marché sur des oeufs. Ministre depuis dix ans, l'une des « révélations » de la Conférence nationale souveraine de 1991 revendique toujours son ancrage à l'opposition tout autant que son engagement socio-libéral.
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Dans une certaine mesure, il compose avec ses partenaires socio-démocrates du PCT sur un principe censé guider l'action de tout leader politique visionnaire : oeuvrer à l'émancipation de son pays et au bonheur de ses concitoyens. En termes de bilan, sur la décennie écoulée, son discours est fort nuancé. Il faut résumer le tout par cette formule médiane : " On pouvait mieux faire ". Doit-on comprendre que le PRL prend ses distances ? Serait-il sur le point de ne plus faire équipe ?
Il est encore tôt de le dire d'autant plus que le président du PRL avise être disposé à " proposer, débattre, rassembler, servir ". En un mot et sans être un devin pour tout savoir de ce qui occupe sa pensée profonde, Nick Fylla confesse : " J'assume ma participation au gouvernement ces dix dernières années, je ne me prive pas de dire ce que je pense du bilan collectif, je voudrais pour la suite que l'on tienne compte des idées que je porte".
Et son choix pour le scrutin des 12 et 15 mars ? La continuité avec le candidat de la majorité Denis Sassou N'Guesso ou non ? C'est oui !