Sous la pression du coût de la vie, les représentants de la State Trading Corporation (STC) et du ministère du Commerce se sont rendus à Dubaï, aux Émirats arabes unis, pour le plus grand salon mondial de l'alimentation, Gulfood 2026. L'Inde, représentée par l'Agricultural and Processed Food Products Export Development Authority, est le pays partenaire officiel. Jusqu'au 30 janvier, la délégation mauricienne a cherché à nouer des partenariats et à sécuriser des approvisionnements stratégiques pour un marché local confronté à la hausse des prix.
Pour président de la STC, Takesh Luckho, le salon est «une vitrine sur le monde». Sur le stand mauricien, on a scruté le riz basmati, le riz ration, l'huile, le lait, les grains secs, les conserves de thon et de sardines, ainsi que plusieurs produits encore absents du marché local. L'objectif était de diversifier et de stabiliser les approvisionnements subventionnés, tout en restant compétitif. Mais les tensions mondiales compliquent la tâche : les produits non subventionnés flambent sous l'effet de chaînes logistiques fragiles et de denrées rares. Négocier à Gulfood devient donc crucial pour limiter la facture des consommateurs.
Cette édition a battu des records avec une surface doublée par rapport à l'an dernier, répartie sur deux sites simultanés, le Dubai World Trade Centre et l'Expo City, et plus de 600 exposants, dont les géants indiens, Amul et Rasna. Le salon s'est également ouvert à de nouveaux horizons avec le Luxembourg, les Maldives, le Rwanda, la Slovaquie, la Suède et l'Ouganda, signe de son rayonnement croissant.
Pour la STC, le programme a été chargé : tables rondes avec les fournisseurs, négociations sur les produits subventionnés et recherche de solutions pour freiner l'escalade des prix. Derrière le glamour du salon, la vraie bataille s'est jouée sur l'addition finale des consommateurs.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn