Cameroun 2026 - La guerre souterraine pour contrôler les élections

31 Janvier 2026

À quelques mois des élections législatives et municipale, l'arène politique camerounaise est le théâtre d'une offensive présumée.

Une analyse interne accuse le régime RDPC de déployer une stratégie méthodique pour affaiblir l'opposition, ciblant particulièrement le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). L'objectif serait de garantir une domination sans partage lors des scrutins législatifs et municipaux.

Une méthode éprouvée de division

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Les vives tensions internes au sein du camp du changement ne seraient pas fortuites. Pour les détracteurs du pouvoir, elles s'inscriraient dans une logique historique d'infiltration et de fragmentation de l'adversaire politique. Le régime utiliserait des moyens financiers substantiels pour attiser les querelles de leadership et exacerber les débats stratégiques, comme celui sur le boycott, transformant ainsi des désaccords en fractures profondes. Cette manipulation politique viserait à épuiser l'opposition dans des conflits stériles.

L'isolement du MRC comme priorité

Le coeur de cette manoeuvre serait de créer les conditions d'un isolement, voire d'une marginalisation du MRC dans la course électorale. En semant la discorde, le pouvoir chercherait à délégitimer ce parti de l'intérieur, affaiblissant sa crédibilité auprès de l'électorat. Cette tactique permettrait au RDPC de n'affronter qu'une opposition divisée et affaiblie, consolidant considérablement son avantage en vue du scrutin.

L'appel à l'unité face à la manoeuvre

Face à ce scénario décrit, un plaidoyer urgent émerge pour la lucidité et la discipline. Il souligne que le principal obstacle au changement demeure le pouvoir en place, et non les rivalités internes au camp oppositionnel. La priorité absolue devrait donc être de préserver un front cohérent contre la stratégie présumée de division, en hiérarchisant les combats et en évitant les critiques destructrices qui serviraient, in fine, les intérêts du régime.

Les partisans du changement parviendront-ils à déjouer les pièges de la division et à présenter une alternative unie aux citoyens en 2026 ?

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