Cameroun: Endettement du Cameroun - Le ministre Motaze défend sa gestion face aux critiques

31 Janvier 2026

Face aux inquiétudes sur le niveau de la dette, le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, monte au créneau.

Sa défense est nette : selon lui, le Cameroun figure parmi les dix pays les moins endettés d'Afrique. Il invite les citoyens à consulter les données disponibles pour s'en convaincre, tout en pointant une contradiction dans les critiques qui réclament à la fois moins d'emprunts et plus d'infrastructures.

Une défense basée sur les chiffres

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L'argument central du ministre repose sur une comparaison continentale. En invitant à vérifier les chiffres de l'endettement, Louis Paul Motaze tente d'ancrer le débat dans une réalité statistique souvent peu discutée publiquement. Cette posture vise à dépolitiser la question et à la placer sur le terrain technique de l'analyse financière internationale. Le pays maintient que son ratio d'endettement reste soutenable et inférieur à celui de nombreux voisins.

Le dilemme du développement

Le ministre esquisse également le coeur d'un dilemme politique. Il relève que les mêmes voix critiquant le recours à la dette sont souvent celles qui exigent de meilleures routes, écoles et hôpitaux. Cette observation met en lumière la tension permanente entre la nécessaire discipline budgétaire et les pressions sociales pour un développement rapide des infrastructures. L'emprunt public apparaît alors comme un outil incontournable, bien que risqué.

Un débat qui dépasse les statistiques

Si les chiffres bruts peuvent être débattus, la réaction du ministre montre que la question de la dette dépasse l'économie. Elle touche à la crédibilité des institutions et à la confiance des citoyens dans la gestion de la chose publique. La transparence sur l'utilisation des fonds empruntés et leur impact concret sur le quotidien des populations reste un enjeu majeur.

La déclaration de Louis Paul Motaze lève-t-elle vraiment les doutes, ou illustre-t-elle le fossé entre les indicateurs macroéconomiques et les attentes populaires ?

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