Réunis en assemblée générale conjointe ce samedi 31 janvier à Brazzaville, les enseignants vacataires de l'université Marien NGOUABI (UMNG) ont décidé de suspendre leur mouvement de grève. Toutefois, cette accalmie est assortie d'exigences et d'un ultimatum de 15 jours.
La suspension du préavis de grève n'est que provisoire. Les enseignants vacataires ont fixé un délai de 15 jours, à compter du lundi 2 février 2026, pour l'ouverture de discussions visant des solutions durables.
Le rassemblement, qui s'est tenu sur l'esplanade de l'École Normale Supérieure a réuni les membres du corps des enseignants vacataires et prestataires ainsi que le collectif des enseignants vacataires de l'UMNG. L'ordre du jour portait sur l'évaluation des paiements récents et le constat des participants est amer.
Bien que les paiements pour les années académiques 2021-2022 (30%) et 2022-2023 (100%) aient été abordés, l'assemblée a dénoncé une « injustice caractérisée ». Selon les représentants, les sommes dues au titre des « oubliés » de ces périodes auraient été versées exclusivement aux enseignants permanents. Le dossier des oubliés de l'année 2018-2019 reste sans suite, malgré l'approbation de 25 dossiers par la présidence de l'université.
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Au-delà des arriérés partiels, le collectif rappelle que quatre années académiques complètes (2019-2020, 2020-2021, 2023-2024 et 2024-2025) demeurent totalement impayées à ce jour. Face à ce qu'ils qualifient de « mépris » et de manque de considération, les enseignants exigent désormais une réforme profonde de leur mode de traitement.
Un cahier de doléances pour une sortie de crise
Pour éviter une reprise de la grève, l'assemblée générale exige du gouvernement et de la présidence de l'UMNG : une implication directe des vacataires, la transparence financière avec la mise en place d'un mécanisme de paiement fiable, la bancarisation intégrale du processus, des réformes structurelles en séparant les fichiers de paiement entre permanents et vacataires, puis le recrutement. Les participants à cette assemblée ont mis en garde contre toute « récupération politique » de leurs revendications.