Dans de nombreuses familles, une part importante du budget est consacrée aux médicaments, dont les prix ne cessent d'augmenter. Face à cette situation, le Price Stabilisation Fund (PSF) prend effet aujourd'hui, 1eᣴ février, après avoir été reporté du 15 janvier pour permettre aux pharmacies d'adapter leurs systèmes informatiques.
Cette mesure intervient dans un contexte préoccupant. Selon les données nationales, les maladies non transmissibles (MNT) représentent près de 85 % des décès prématurés à Maurice et touchent une large partie de la population : le diabète affecte près d'un adulte sur cinq, l'hypertension 27,2 %, le surpoids 36 % et l'obésité 36,2 %. De 2010 à 2020, la mortalité liée aux principales MNT - maladies cardiaques, AVC, diabète, cancers et maladies respiratoires chroniques - a tendance à augmenter.
Le PSF prévoit une aide de Rs 50 par boîte sur certains médicaments vendus à Rs 100 ou plus. Sont concernés : les traitements pour le diabète, l'hypertension et les maladies cardiovasculaires, ainsi que huit autres catégories, portant le total à onze, incluant antiacides, analgésiques, anticancéreux, produits biologiques, inhalateurs, vaccins, anthelminthiques et antifongiques.
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Au total, 22 importateurs et près de 400 pharmacies participent au dispositif, couvrant environ 900 médicaments. L'objectif du gouvernement est d'alléger la charge financière des consommateurs tout en garantissant la sécurité des produits.
Concernant l'importation parallèle, le ministre du Commerce, Michaël Sik Yuen, précise que le projet est toujours à l'étude. «Nous devons procéder à de larges consultations pour introduire des produits sûrs sur le marché», explique-t-il. Selon lui, l'écoute de toutes les parties est essentielle pour que ce soient les consommateurs qui en bénéficient pleinement.