Les commémorations du 191e anniversaire de l'abolition de l'esclavage à Maurice, célébrée chaque année le 1eᣴ février, ont débuté hier. Plusieurs personnalités politiques ont déposé des gerbes sur des sites emblématiques liés à l'histoire.
Le ministère des Arts et de la Culture, en collaboration avec Le Morne Heritage Trust Fund, le Centre Nelson Mandela pour la culture africaine et le National Heritage Fund, a organisé une cérémonie de dépôt de gerbes au bassin des esclaves, à Pamplemousses.
Le ministre de tutelle, Mahen Gondeea, était présent à cette occasion et a également participé, plus tard dans la journée, à une autre cérémonie au site historique Frederik Hendrik, à Vieux Grand-Port, et au monument des esclaves, à Pointe-Canon, à Mahébourg. Il a souligné l'importance capitale de ce site historique à Pamplemousses, où les esclavés ont subi de nombreuses atrocités.
Le ministre de la Sécurité sociale Ashok Subron a pour sa part déclaré que l'esclavage à Maurice fut une page à la fois pénible et riche pour le pays. Il a par ailleurs annoncé que des figurines représentant des esclavés, agenouillés, seront retirées du bassin des esclaves et du marché des esclaves à Pamplemousses.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Il a fait cette annonce à l'issue de discussions avec son collègue Mahen Gondeea, ainsi qu'avec d'autres membres du gouvernement, dont le ministre des Collectivités locales, Ranjiv Woochit, le ministre de l'Enseignement supérieur, Kaviraj Sukon, la ministre déléguée aux Arts et à la Culture, Véronique Leu-Govind, et le député Ludovic Caserne, entre autres, en vue du retrait de ces figurines installées sous l'ancien régime.
Le leader du MSM et ancien Premier ministre Pravind Jugnauth a lui aussi procédé à un dépôt de gerbes au monument des esclaves à Pointe-Canon. Même hommage sur le même site de la part du leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, qui a par la suite déclaré qu'il faut toujours se souvenir de l'énorme contribution des esclaves au développement du pays. Dans la foulée, il a fustigé le système éducatif qui exclut les descendants d'esclaves et a dénoncé de nouvelles formes d'esclavage, comme la drogue qui touche toutes les couches de la société mauricienne.