Luanda — Le ministre des Relations extérieures, Téte António, a représenté jeudi le Président angolais et président en exercice de l'Union Africaine (UA), João Lourenço, à la 3e Réunion du Comité Ad Hoc des Chefs d'État et de Gouvernement sur les Réformes Institutionnelles de l'organisation continentale.
La réunion, tenue en format virtuel, a été dirigée par le Président du Kenya et champion des Réformes Institutionnelles de l'Union Africaine, William Ruto. Prenant la parole au nom du Chef de l'État angolais, le ministre des Relations extérieures a souligné que l'Angola considère la réforme de l'UA comme une nécessité historique, stratégique et urgente, qui ne doit pas être un exercice bureaucratique, mais un acte politique courageux et une véritable transformation.
Téte António a transmis aux participants que le Président João Lourenço aspire à une Union Africaine dynamique, efficace et axée sur des résultats concrets, capable de répondre efficacement aux aspirations légitimes des peuples du continent africain. Il a mis en avant la proposition d'intégration de l'Architecture de gouvernance africaine (AGA) avec l'Architecture de paix et de sécurité africaine (APSA), à travers un Plan unique AGA-APSA jusqu'en 2027, une approche susceptible de réduire les duplications, d'harmoniser les pratiques et de renforcer la prévention des crises sur le continent africain.
Il a également salué l'importance accordée à la revitalisation du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) et à la clarification des défis liés au financement de l'Union, reconnaissant que la dépendance excessive des aides extérieures continue de limiter son autonomie stratégique. Le ministre des Relations extérieures a également estimé que l'élaboration d'un calendrier clair, accompagné d'une feuille de route de mise en oeuvre avec des délais réalistes pour chaque phase de la réforme, permettrait de conférer une plus grande prévisibilité et cohérence au processus.
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Il a expliqué qu'une approche par étapes, tenant compte des divers facteurs sensibles, en particulier juridiques, financiers et institutionnels, combinée à la définition progressive d'indicateurs mesurables, pourrait faciliter une évaluation plus objective des progrès réalisés, permettant une mise en œuvre progressive, durable et largement consensuelle. Les réformes institutionnelles de l'Union Africaine représentent un pas important vers une organisation plus forte et plus autonome, mais leur efficacité dépend directement de la volonté politique et de l'engagement financier des États africains.