Les marchés financiers ont enregistré des hausses sur les métaux précieux le jeudi 29 janvier. L'or a progressé de plus de 3 %, atteignant 5 588 dollars l'once, tandis que l'argent approchait les 120 dollars l'once. Cette évolution s'inscrit dans une tendance haussière observée depuis plusieurs mois, soutenue par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques mondiales.
Plusieurs facteurs expliquent ce mouvement. D'une part, les banques centrales, notamment en Chine, ont accru leurs réserves de métaux précieux tout en réduisant leurs avoirs en dette américaine. D'autre part, le dollar recule progressivement face aux monnaies locales, dans un contexte de dédollarisation croissante. Selon le Conseil mondial de l'or, la demande mondiale a dépassé 5 000 tonnes en 2025, confirmant l'intérêt pour ce métal refuge.
L'argent suit cette dynamique. Longtemps sous-évalué par rapport à l'or, il commence à combler son retard. La demande industrielle reste constante, notamment pour l'électronique, les semi-conducteurs, les batteries et le photovoltaïque. En parallèle, l'offre demeure inférieure à la demande, ce qui soutient les prix. Les chiffres illustrent cette tendance : l'or enregistrait sa neuvième séance consécutive à la hausse, avec un gain de 28 % depuis le début de l'année, tandis que l'argent progressait de près de 65 % en six jours.
Vendredi, le marché a changé de direction. L'annonce de la possible nomination de Kevin Warsh à la tête de la Federal Reserve par Donald Trump a provoqué un recul : l'or perdait plus de 6 %, tombant à 5 037 dollars l'once, et l'argent chutait de 14 %, à 99 dollars l'once.
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